À 47 ans, Pascal Touralbe a rejoint l’équipe des chauffeurs de la ville le 6 juin dernier. Titulaire du permis D, ce natif de Paris devient chauffeur et commence sa carrière en 2004, à la RATP, où il conduit sur des lignes de bus parisiennes et banlieue ouest. Il y reste jusqu’en 2021, année où il quitte la régie et ses collègues, en raison des conditions de travail dégradées (hausse de l’agressivité, des incivilités, du manque de respect, égoïsme…). De cette longue expérience à la régie des transports parisiens, il a tiré plus d’assurance : « dans les bus, les passagers parlent avec le conducteur, cela se fait souvent… J’ai été sur la même ligne pendant 6-7 ans, du coup j’ai commencé à connaître plein de monde, des habitués… J’étais un peu timide en arrivant, et à force de discuter avec les gens, je suis devenu plus à l’aise » raconte-t-il.
Suite à ce départ, ne voulant pas rester inactif et ayant la fibre commerciale, il pense se reconvertir et ouvrir son propre commerce. Pascal décide de suivre une formation en boulangerie, ayant une appétence pour les métiers de bouche. Lors de sa formation, il participe aux concours internes de son école de boulangerie et se classe dans les premiers avec ses viennoiseries colorés et design (3e place) et sa baguette (1re place). Les difficultés de la période le font renoncer : « ce n’est pas évident d’ouvrir un commerce en France en ce moment, avec le prix des matières premières, il y a beaucoup de boulangers qui ont du mal à s’en sortir… J’ai donc renoncé à mon projet ».
Ce projet n’ayant pu aboutir, il retourne à son premier métier et postule à Sèvres. Il rejoint ainsi une équipe de trois autres chauffeurs sous la direction de Richard Grudzien. En tant que chauffeur, il fait des courses pour le service courrier (vers la Poste, mais aussi à la préfecture, aux archives ou au trésor public), une semaine par mois. Avec l’un des deux cars de la ville, il effectue le ramassage scolaire, les sorties des accueils de loisirs (vers la piscine, les parcs de loisirs, les musées…). Il assure aussi le trajet des sorties des seniors, voire de certaines équipes de sports sévriennes le dimanche. « Il y a une multitude de choses à faire. Et puis, par rapport à mon poste précédent, il n’y a pas d’agression… C’est zéro % de stress ici. Je m’entends bien avec mes collègues. En mairie, l’accueil est souriant… Je suis très content de travailler à Sèvres ».
À l’évocation de ses loisirs, Pascal nous livre ses expériences et ses voyages à l’étranger. Il relate ses années sabbatiques : en 2012 où il a vécu au Mexique, en Colombie, en République Dominicaine et au Panama. Il y enseignait le français et la salsa. Puis en 2016, sur une presqu’île mexicaine, où, rejoignant sa femme native du pays (qui travaille dans l’industrie pétrolière), il ouvre une crêperie éphémère. De ses voyages; il en garde une philosophie de vie : « on n’a qu’une vie, je pense qu’il ne faut pas rester sur une seule chose… Depuis tout jeune, je voyage… j’ai visité plus de trente pays en en Asie, en Amérique latine, en Europe ». Son dernier voyage l’a émerveillé : « j’ai récemment été au Japon… S’il y a bien un voyage à faire, c’est celui-ci car c’est plus qu’un voyage touristique, c’est assurément une expérience à vivre, je le conseille vivement » conclut-il d’un ton enjoué. Prochaines destinations envisagées pour ce globe-trotteur : l’Islande et la Floride.































