Qui était le baron Bacler d’Albe ?

Né en 1761 à Saint-Pol-sur-Ternoise, Louis Albert Bacler d’Albe est une figure fascinante de l’épopée napoléonienne. Général et cartographe, il cultivait une passion pour les arts visuels. Sa résidence à Sèvres, actuellement le collège arménien Moorat, illustre son goût pour l’harmonie entre rigueur scientifique et beauté artistique.

Le cartographe personnel de Napoléon Ier

Diplômé de l’École militaire de Paris, cet aristocrate fait ses débuts en tant que peintre et naturaliste. En 1782, il fait un séjour de sept ans en Italie et dans les Alpes où ses premiers tableaux paysagers lui valent déjà une réputation. Il a semble-t-il un atelier à Sallanches où il peint des paysages de montagne du Haut-Faucigny. Conquis par les idées de la Révolution, il est également un des proches du général Bonaparte qu’il suit dès le siège de Toulon (1793), avant de s’engager dans l’armée d’Italie comme officier géographe.
Remarqué pour la précision inégalée de ses cartes, il est nommé chef du cabinet topographique de l’Empereur. Il devient l’un des officiers les plus sollicité, les informations cartographiques étant cruciales pour la prise de décision lors des opérations militaires. De 1804 à 1814, il participe à toutes les campagnes militaires et réalise la première carte homogène de l’Europe, la « carte de l’Empereur » qui sera partiellement perdue pendant la retraite de Russie. En récompense de ses services, cet officier de génie est fait général, baron d’Empire et Officier de la Légion d’honneur.

Un artiste accompli

Mais Bacler d’Albe ne se contente pas de briller dans le domaine de la cartographie, il est aussi un artiste accompli. Dès 1796, il est embauché par Bonaparte pour réaliser des tableaux de la campagne d’Italie ainsi que l’un de ses premiers portraits ce qui contribuera à faire connaître le général au public. Bacler d’Albe peint notamment de grandes toiles (batailles d’Arcole, Rivoli, Lodi, passages du Pô) et, plus tard, la veillée d’Austerlitz (1805) et le bombardement de Vienne de 1809. On estime son œuvre artistique à près de 500 tableaux.
Ses peintures de bataille, réalisés avec une grande sensibilité, capturent des paysages, avec une précision et une beauté remarquables. Ses dessins et gravures enrichissent ses publications et rapports, ajoutant une dimension esthétique à ses contributions techniques. Après la chute de l’Empire, il se retire à Sèvres où il se consacre définitivement à la gravure.

Retiré à Sèvres

Sa résidence à Sèvres, où il s’installe pour profiter d’un cadre tranquille et raffiné, est un autre aspect de son héritage. Le bâtiment principal, à peine modifié par la surélévation de ses extrémités latérales, existe toujours au n°26 de la rue Troyon, et abrite aujourd’hui le collège arménien Samuel Moorat.
Désormais, le baron se consacre à l’Art et participe également à la production artistique de la Manufacture de Sèvres. Ses gravures représentant des paysages de Sèvres, de Meudon ou de Saint-Cloud sont des témoignages uniques des bords de Seine du début du XIXe siècle. Le vieux pont de Sèvres est un des sujets les plus représentés.
Décédé en 1824 à Sèvres, le baron Bacler d’Albe laisse un héritage impressionnant. Son travail en cartographie, combiné à son talent artistique, font de lui une figure incontournable de son époque. Redécouvrir ses œuvres aujourd’hui, dont certaines sont conservées aux Archives municipales de la Ville de Sèvres, c’est redonner vie à un pan essentiel de l’histoire du début du XIXe siècle.

Les Conteurs de Sèvres fêtent leurs 30 ans

Il n’y a pas que dans les livres que l’on peut vivre de belles histoires. La preuve avec celle des Conteurs de Sèvres. Le 12 octobre cette association vient de fêter ses trente ans d’existence. Si son histoire est assez originale (voir encadré), en 2024, l’association peut se targuer d’être toujours très active.

Une association qui s’adresse à tous

Fort de ses 32 conteurs permanents, Les Conteurs de Sèvres comptent plus de quarante adhérents et se produisent très souvent lors de tous types d’événements. À commencer par des interventions régulières dans certains établissements de la ville. Ainsi, des contes pour les jeunes sont proposés un samedi par mois à la médiathèque de Sèvres. Et ce n’est pas tout puisque Les Conteurs de Sèvres interviennent régulièrement gracieusement dans les écoles, crèches, établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (EHPAD) ainsi qu’au collège et au lycée de Sèvres. Sur demande, l’association propose aussi ses services aux différentes associations sévriennes. Chaque année Les Conteurs de Sèvres organisent La fête du conte, une soirée contée pour les familles. La prochaine aura lieu en 2025. À chaque fois les recettes de cet événement payant sont redistribuées à une association caritative de Sèvres. Cette année, Les Conteurs de Sèvres ont pu récolter 615 euros au profit du Secours Populaire. Autre exemple, en 2019, ils ont donné de l’argent au conseil communal des jeunes pour l’aider à financer sa journée à la mer pour les familles sévriennes défavorisées.

S’améliorer sans cesse

Pour passionner les différents publics, Les Conteurs de Sèvres se forment de manière continue. Une fois par mois « L’atelier du lundi » qui se déroule à la Maison des associations de Sèvres permet de travailler sur un thème défini. Plusieurs fois dans l’année, des conteurs formateurs dispensent leurs conseils pendant deux journées complètes et les Conteurs de l’association se retrouvent souvent pour travailler ensemble les contes de chacun.
« Nous n’avons pas de livre car nous ne sommes pas là pour lire, mais pour transmettre oralement car c’est ainsi que le conte existe depuis la nuit des temps. Nous ne créons pas les contes mais nous nous inspirons des trames de récits existants pour les habiller à notre façon. Ainsi un conte ne sera jamais raconté de la même manière car cela variera en fonction de l’instant que nous vivons » explique Sonia Bohelay, la trésorière de l’association. Sans cesse à la recherche de nouveaux talents, elle confie :
« nous proposons aussi aux personnes intéressées de participer à une initiation qui se déroule un après-midi par mois. Celle-ci permet de travailler sur le conte et ses techniques. Les personnes peuvent ensuite assister à une ou plusieurs de nos interventions et nous rejoindre si elles le souhaitent. Il est encore possible de s’inscrire jusqu’à mi-novembre en sachant que cela demande une assiduité et un certain travail sur son temps libre ».

La grande histoire des Conteurs

Née en 1994 de la rencontre de plusieurs Sévriens qui avaient bénéficié de la formation gratuite au conte mise en place par l’ancien maire de Sèvres François Kosciusko-Morizet, l’association Les Conteurs de Sèvres s’est bien développée depuis. Marquée par des bénévoles comme Hélène Vermeulin ou Denise Benaquin, l’association sévrienne s’est aussi faite apprécier grâce à la création du Festival Graines de Conteurs, à ses interventions à la Maison de la Colline qui accueille des personnes défavorisées et à sa fête du conte.

Le poney-club Brimborion, pépinière de champions

Si la majorité des Sévriens ont entendu parler du poney club Brimborion, ils sont moins nombreux à connaître ses caractéristiques marquées par un état d’esprit particulier.
« Nous avons un savoir-faire lié à plus de 50 ans d’expérience. Nous détestons le poney mobylette qui consiste à monter sur un poney déjà sellé et à le laisser après une heure. Nous tenons à ce que les enfants soient vraiment au contact des animaux » confie passionné Philippe Audigé, le président du directoire de la coopérative de Brimborion SCIC.

Faire découvrir les joies de l’équitation à tous les jeunes

Situé sur un terrain arboré de quatre hectares, le club accueille actuellement 1 200 cavaliers par semaine. Ceux-ci sont soit des particuliers, soit des enfants des écoles des environs, soit des enfants défavorisés ou handicapés venant d’instituts médico-éducatifs ou d’instituts médico-pédagogiques. En dehors des leçons classiques, pour permettre à tout le monde de s’initier ou de se perfectionner à l’équitation, le poney-club Brimborion organise aussi des stages à thèmes à la journée ou à la semaine à chaque vacances scolaires. Pendant ces périodes les enfants sont répartis par créneaux d’âges de 4 à 6 ans, de 7 à 10 ans et de 10 à 14 ans. Tout au long de l’année le poney club organise aussi des fêtes d’anniversaires pour les enfants, des petites randonnées et des jeux découverte. « Nous sommes sans arrêt en train de nous creuser la tête pour améliorer notre projet éducatif dans lequel le poney devient un compagnon d’apprentissage de la vie. Nous avons aussi à cœur de permettre à nos cavaliers de découvrir d’autres choses. Chaque année en février nous allons en Camargue. À Pâques nous les emmenons à l’hippodrome de Deauville pour contribuer à leur apprentissage de la vie et de la nature. C’est aussi important qu’ils comprennent le langage et les émotions des poneys » explique Philippe Audigé.

Un lieu historique

D’après sa direction, l’endroit où est implanté le poney club appartenait à la marquise de Pompadour au XVIIIe siècle. En 1970 Jean Laban décide de créer le premier poney club en milieu urbain et de l’installer sur la colline de Brimborion. C’est ainsi que le centre équestre voit le jour le 15 septembre 1970. Depuis il a connu de nombreux événements. Au milieu des années 80 il y a même eu une manifestation avec un défilé de poneys dans Sèvres car le club risquait de ne pas pouvoir rester dans ce lieu auquel il est attaché.

Une success-story

Après cette période compliquée le poney-club brimborion s’est étendu. À tel point qu’il a depuis ouvert le poney-club Montéclin à Bièvres, le centre équestre Vilvert à Jouy-en-Josas, le haras d’Oakland près de Senonches et depuis septembre le poney-club de Rueil-Malmaison. De quoi ravir les Sévriens qui souhaiteraient s’initier ou se perfectionner à l’équitation.

Le palmarès 2024
  • Médaille d’argent CSO poney A élite, en équipe :
    Audrey GARANDEAU, Agathe Denis, Louise Aimée Arnaud, Jayson brion balzarotti
  • CCE poney A élite, en équipe :
    • Médaille d’or
      Eileen spatafora, Amandine gour, Victoria queune,
      Flore leliÈvre audemard
    • Médaille de bronze
      Amandine wojciekowski, Faustine druetti, Raphaëlle morel,
      Giulia nardoni
  • Médaille d’or Hunter club poney 2 cadet et +, en équipe :
    Louise Stefanov, Lou Nahmias, Enora Lespagnol Guignard,
    Roxane Karam Primot
  • Médaille d’argent en CCE poney A 1, en équipe :
    Philippine Durand, Jeanne Karam Primot, Rose Lecomte,
    Garance Balland
  • Médaille d’argent en CCE poney 2 D Minime 2 et + Excellence
    Faustine SOULEZ

Renseignements :

Brimbo équitation
21, avenue de la Division Leclerc 01 46 26 31 20
https://www.brimborion.org/

Le Musée de Céramique souffle ses 200 bougies avec l’exposition Merveilles! et une inauguration à couper le souffle

Le 10 octobre 2024, le Musée de Céramique de Sèvres a célébré ses 200 ans avec une soirée d’inauguration qui a donné le coup d’envoi de l’exposition Merveilles!.
L’exposition, conçue en dix sections thématiques, a permis aux invités de découvrir 500 œuvres issues des collections du musée, certaines dévoilées pour la première fois au public. Les sections les plus remarquées incluent :

  • Le Cabinet du Savant, où les invités ont admiré des objets historiques retraçant les débuts de la collection, notamment des pièces du XVIIIe siècle produites par la Manufacture de Sèvres.
  • La Vie en Rose, consacrée à la céramique européenne du XVIIIe siècle, mettant en avant la couleur rose, précieuse et rare à l’époque.
  • Le Pouvoir des Fleurs, qui présente une profusion de motifs floraux, rappelant l’importance de la nature dans l’histoire de la céramique.

Anaïs Boucher, commissaire générale de l’exposition, a également souligné la particularité de l’événement : « Nous voulions apporter de la joie et de l’inédit au public. En nous concentrant sur les collections conservées dans les réserves, souvent jamais ou rarement exposées, nous avons imposé une contrainte créative, comme lorsque l’on écrit un poème. Cela nous a permis de redécouvrir ces œuvres sous un nouvel angle ».

Une performance artistique marquante : Feu Brongniart

La soirée a également été marquée par la performance artistique “Feu Brongniart”, réalisée par le duo Bachelot-Caron. Cet hommage à Alexandre Brongniart, directeur de la Manufacture au XIXe siècle et fondateur du musée, s’est déroulé dans l’atelier du grand coulage de la Manufacture.
S’inspirant des collections du musée, la performance a offert une dimension contemporaine à l’événement, en mêlant passé et présent à la tradition céramique française.

Pourquoi visiter Merveilles! ?

L’exposition Merveilles! propose un voyage à travers deux millénaires de création, révélant des œuvres qui témoignent de l’évolution de cet art à travers les âges. Chaque objet raconte une histoire unique, entre tradition et modernité, montrant la virtuosité des artisans qui ont façonné cet art.
Comme l’a rappelé René-Jacques Meyer, directeur général de la Cité de la céramique – Sèvres et Limoges : « N’oublions jamais que la céramique, c’est fantastique ! »

Un rendez-vous à ne pas manquer !

L’exposition Merveilles! est ouverte jusqu’au 10 mars 2025. Venez découvrir ces trésors exceptionnels et profitez des visites guidées et ateliers créatifs pour explorer l’art céramique sous tous ses angles. Ne manquez pas cette occasion unique !

Renseignements :

Exposition Merveilles!
Jusqu’au 10 mars 2025
Musée de Céramique, Sèvres

Les figurines racontent l’histoire au Sel

La 43e compétition internationale de figurines historiques et fantastiques se tient les samedi 30 novembre et dimanche
1er décembre au Sel. Elle est organisée par l’association Les amis de la figurine et de l’histoire. Venez découvrir ce savoir-faire de passionnés qui se disputeront trois trophées :
le trophée de la Seconde Guerre Mondiale, organisé dans le cadre du 80e anniversaire du débarquement et de la libération de Sèvres, le trophée Cyrille Conrad, parrainé par Les enfants de l’Aigle et le trophée Pirates, parrainé par Nautilus Miniatures.

Renseignements :

XXXXIIIe Compétition internationale de figurines historiques et fantastiques
Samedi 30 novembre et dimanche 1er décembre
Rotonde du Sel
47, Grande Rue

L’animal est l’avenir de l’homme, par Georges Pagès

Par la peinture, Georges Pagès, médecin généraliste à Sèvres, veut alerter sur les dangers que l’évolution de nos sociétés fait peser sur la plupart des espèces. De la déforestation, qui réduit de façon continue les espaces naturels, aux pollutions, qui déstructurent la chaîne alimentaire, les activités humaines font bien souvent fi de la survie des animaux. Le peintre livre dans ses œuvres un témoignage puissant de la souffrance animale, porté par une technique de peinture à l’huile photo-réaliste qui brouille les lignes entre œuvre d’art et reportage. Le spectateur croise ainsi des regards en miroir qui l’interpellent sur la fragilité des écosystèmes et des équilibres du vivant, dont il fait partie. L’exposition est ponctuée de citations inspirantes issues des mondes de la science, de la politique, de la littérature.

Renseignements :

Exposition Georges Pagès « L’animal est l’avenir de l’homme »
Du 7 au 30 novembre à la Mezzanine (Hôtel de ville)
54, Grande rue
Vernissage le jeudi 7 novembre à 18h30

Permanence numérique les vendredis matin

L’Espace seniors, en partenariat avec le prestataire Destination Multimédia, propose une permanence numérique tous les vendredis matin de 9h30 à 12h30, sur rendez-vous à l’Hôtel de ville.
Pendant cette matinée, le conseiller vous reçoit individuellement pendant 30 minutes. Prise en main d’une tablette ou d’un ordinateur, création et utilisation d’une boîte mail, gestion de dossier, document ou photos, découverte de sites administratifs, les seniors peuvent poser toutes les questions nécessaires et ainsi bénéficier d’une aide et d’explications. Chacun peut progresser à son propre rythme, éliminant ainsi toute appréhension envers la technologie.
Les seniors acquièrent des compétences qui non seulement vont renforcer leur confiance, mais qui vont aussi leur permettre de rester connectés avec leurs proches et la communauté.

Renseignements :
Espace seniors
Hôtel de ville – 54, Grande Rue
Tél. 01 41 14 11 36

En novembre à l’esc@le

Le Club anim’ est ouvert après les cours, de 14h à 18h30, du mardi au vendredi pendant la période scolaire. Les jeunes peuvent se retrouver, échanger, pratiquer des activités ludiques et participer sur inscription aux animations proposées (via la plateforme Sèvres Espace Familles).

Les activités « party time » de novembre, le mercredi de 14h à 17h :

  • 6 novembre : jeux de société
  • 13 novembre : cré’art
  • 20 novembre : tournoi de jeux vidéo
  • 27 novembre : prévention routière avec simulateur

Le Club’anim c’est aussi :

  • Jeudi 28 novembre : espace expression avec la Maison de la Famille de 16h à 17h
  • Vendredi 29 novembre : à vos toques ! Atelier cuisine de 15h à 18h.

Renseignements :

l’esc@le – 01 14 41 12 20

Une restauration scolaire toujours plus inventive

La Ville de Sèvres souhaite le meilleur pour ses enfants, et cela se voit dans l’assiette. Prenant de l’avance sur les exigences des lois Egalim (2018) et Climat et Résilience (2021) visant à améliorer les pratiques de la restauration collective, le cahier des charges impliquait la réduction du plastique, la mise en place d’un repas végétarien par semaine, la gestion des bio-déchets, l’exigence de 50 % de produits critériés (Label Rouge, Race à Viande, appellation d’origine contrôlée et protégée…) et au moins 20 % de produits bio. La Ville a même étendu cette exigence à 100 % des fruits et légumes et une viande ou un poisson par mois issus de l’agriculture biologique. La Ville a renouvelé sa confiance à l’entreprise familiale API Restauration, acteur majeur de la restauration collective en France.

Engagement qualité

Des repas végétariens, sans viande ni poisson, sont servis une fois par semaine conformément à la réglementation en vigueur. Ils conservent les qualités nutritionnelles et gustatives d’un repas classique avec une diversité de plats et de légumineuses majoritairement préparés en cuisine centrale, avec des ingrédients riches en protéines et en goût. D’autres bonnes recettes se poursuivent comme des pâtisseries maison et du pain issu d’une boulangerie de proximité. Des partenariats avec des producteurs locaux permettent également de proposer des produits fermiers. Toutes les viandes sont d’origine française. Les œufs sont quant à eux systématiquement issus d’élevages en plein air.

Au revoir plastique

Après avoir supprimé bouteilles d’eau et couverts à usage unique, les contenants en plastique ont été remplacés par des bacs en inox pour les entrées, plats chauds et garnitures. Pour les éléments qui ne peuvent pas être transportés dans des bacs inox, des moules de cuisson en papier compostable sont utilisés ainsi que des sachets d’emballage en papier kraft pour les gâteaux. Pour cette rentrée, les enfants ont également vu disparaître les brocs d’eau d’un litre en plastique, remplacés par des carafes de 500 ml, plus facile à manier pour les petites mains et limitant le gaspillage d’eau en fin de repas.

Lutte contre le gaspillage

En élémentaire, les besoins ne sont pas les mêmes de 6 à 12 ans. Afin de réduire le gaspillage alimentaire, un dispositif Petite faim / Grande faim est en place depuis la rentrée 2023 : les enfants peuvent préciser leur niveau d’appétit aux agents qui leur serviront une assiette en conséquence. Nouveauté 2024 : une corbeille de fruits permet de proposer les fruits non consommés, offrant une plus grande variété de desserts au long de la semaine tout en donnant une nouvelle chance à des fruits encore bons parfaitement consommables.
« Mange ta soupe ! » vous rappelle-t-il quelque chose ? Pour aider les petits Sévriens à apprécier ce met parfois boudé, API Restauration a trouvé l’astuce : récupérer le pain non consommé de la semaine et le transformer, au four, en croûtons ! Les biodéchets sont récupérés dans chaque école et les enfants participent au tri sélectif.

Plus de goûts

L’éducation au goût passe par la qualité des produits mais aussi leur présentation. Dans le pays aux mille fromages, des plateaux décorés de fruits et légumes vont maintenant être utilisés pour les présenter, plutôt que de banals ramequins blancs. À la Chandeleur, le fumet des crêpes sur la plaque est presque aussi important que les crêpes elles-mêmes ! Sèvres sera ville test pour une cuisson par les agents au sein même de l’établissement. Enfin, un bar à épices est à l’étude. L’idée est de proposer une table accessible en autonomie avec condiments, herbes de Provence, cumin, curry…

Sèvres va chauffer ses bâtiments grâce à la géothermie

Sèvres choisit la géothermie profonde pour son futur

Pour préserver l’environnement et chauffer les bâtiments en réduisant ses émissions de CO2 , la commune a décidé d’utiliser la géothermie profonde . Cet ambitieux projet est en cours de lancement. Explications.

Penser au quotidien des Sévriens c’est aussi penser à leur avenir. Dans un contexte où le dérèglement climatique nous alerte sur nos modes de consommation énergétique, il apparaît de première importance d’apporter des solutions concrètes et durables. Si chacun peut œuvrer à son niveau en triant par exemple ses déchets ou en privilégiant les circulations douces, la ville de Sèvres et le Territoire Grand Paris Seine Ouest (GPSO) joignent leurs forces pour répondre à ces défis.

Réduire la consommation énergétique des logements sévriens…

Trop souvent encore, le pétrole et le gaz sont les sources principales de notre chauffage. Celui-ci représente 43 % des émissions de gaz à effet de serre du territoire (30% résidentiel, 13% tertiaire). En matière de logements, nous accompagnons et soutenons aussi bien les particuliers que les copropriétés dans leurs projets de rénovation thermique. Cela passe notamment par les subventions territoriales Déclic’EnR ainsi que les primes « sortie du fioul » et par la diffusion de conseils par l’Agence locale de l’énergie et du climat de GPSO.

… Et réduire la consommation énergétique de nos bâtiments publics

Cette politique volontariste n’est pas uniquement dirigée vers les logements privés. La ville de Sèvres l’applique également depuis 2013 à ses bâtiments publics. Partis d’un patrimoine vieillissant, nous disposons aujourd’hui, grâce à des investissements importants en matière de rénovation énergétique d’écoles pour la plupart en parfait état même si tout n’est pas fini. C’est ainsi que, de 2013 à 2023, en 10 ans, notre consommation énergétique a baissé de 23%. Nos efforts continuent en ce sens. D’ici à 2023, elle aura baissé de 40%.

Distribuer une énergie propre, renouvelable et peu coûteuse

En complément de ses efforts pour réduire sa consommation énergétique, la ville poursuit également un objectif de décarbonation de l’énergie qu’elle consomme. La Ville a ainsi étudié différents projets pour diminuer ses émissions de gaz à effet de serre. Citons notamment une réflexion sur la récupération de la chaleur de nos eaux usées, réflexion à laquelle bailleurs sociaux et copropriétés ont été associés. Le prix de revient de ce projet à l’échelle de la ville étant apparu trop élevé pour être tenable, il n’a pas été retenu.
Il existe une autre source de chaleur possible, celle de l’eau qui se trouve à 1 500 mètres sous nos pieds, dans la couche géologique du jurassique moyen du bassin parisien. Cette eau est à une température de 63°C. La récupérer, la faire circuler dans nos logements et bâtiments pour les chauffer est dès lors particulièrement intéressant.

Un réseau de chaleur intercommunal

Toutefois, au regard des investissements nécessaires, c’est un projet qui, à l’échelle municipale, ne peut être équilibré. En revanche, associés à des communes voisines, il prend tout son sens. C’est ce qui a conduit la ville à passer un accord avec Chaville, Ville d’Avray et Viroflay pour travailler ensemble à la réalisation d’un réseau de près de 45 kilomètres. Ce grand projet permettra à la ville de renforcer sa maîtrise énergétique grâce à l’utilisation d’une énergie propre, stable, renouvelable et peu coûteuse. Nos 4 villes s’appuieront sur le Syndicat intercommunal pour le gaz et l’électricité en Ile-de-France (SIGEIF) pour mener à bien ce projet. La ville de Sèvres lui a transféré sa compétence en matière de distribution de chaleur et de froid au conseil municipal du 26 septembre dernier, actant ainsi la première étape de la mise en place d’un réseau de géothermie sur son territoire (voir calendrier prévisionnel).

2 700 logements sévriens à terme

Ce réseau de chaleur desservira les immeubles collectifs de la ville et nos bâtiments publics (écoles, gymnases, piscine, hôtel de ville, …). A terme, ce sont 2700 appartements sévriens, privés ou sociaux, soit plus du quart des logements de la ville, qui pourront être chauffés grâce à ce réseau, avec un taux d’énergie renouvelable de 70 %. Les premiers logements et bâtiments publics seront raccordés en 2029.

4 villes
partenaires sur ce projet : Sèvres, Chaville, Viroflay, Ville d’Avray

Plus de 10 000 logements
dont 2 700 logements sévriens à alimenter avec un taux d’énergie renouvelable de 70%

45 km de réseau
dont 15 km à Sèvres

Une eau à 63°C
à 1500 m sous terre

Qu’est-ce que le SIGEIF ?

Né en 1904, le Syndicat des communes de la banlieue de Paris pour le gaz voit le jour lorsque des élus de banlieue décident de s’émanciper de Paris pour son approvisionnement en gaz. À l’époque il regroupe 55 communes qui réunissent 800 000 habitants. 120 ans plus tard, devenu Service public du gaz, de l’électricité et des énergies locales en Île-de-France (SIGEIF) dessert 189 collectivités en gaz. Il concerne 5,7 millions de Franciliens. Avec plus de 1 000 points de recharge, il est le premier réseau public de bornes de recharge pour véhicules électriques hors Paris et le premier acheteur public de gaz en Île-de-France. C’est donc un véritable spécialiste du contrôle et de la distribution d’énergie.

Calendrier prévisionnel

Les prochaines étapes d’ici à 2029 :

  • Printemps 2026
    Début des travaux à Sèvres en même temps que le début de l’aménagement de «la voie royale» (RD 910).
  • Fin 2027
    Attribution du permis minier et début des travaux de forage et de mise en réseau hors RD910.
  • Fin 2029
    Début de la mise en service et alimentation des premiers immeubles.