Elles font Sèvres : huit parcours féminins qui inspirent et marquent la ville

Sport de haut niveau, aventure océanique, entrepreneuriat, création, engagement artistique ou associatif, agent public… Elles n’ont ni le même âge, ni le même métier, ni la même trajectoire. Certaines ont grandi à Sèvres, d’autres y ont trouvé un point d’ancrage décisif.
À l’occasion du 8 mars, ces portraits mettent en lumière des directions réelles faites de travail, d’études, de décisions et de persévérance. Des chemins de vie inspirants.

Marie Chaussade

Aventurière océanique

Sévrienne d’origine, Marie Chaussade revient fin 2025 de la Mini-
Transat : 16 jours seule sur l’Atlantique à bord d’un voilier de 6,50 m.
Elle fête ses 34 ans en mer, sans téléphone ni assistance, avec pour seuls repères la météo et son bateau. Ingénieure dans le secteur pharmaceutique et réserviste dans la Marine nationale, elle a préparé ce défi pendant deux ans entre Sèvres et La Rochelle.

Le déclic ?
Un jour on m’a demandé : « Quel est le risque d’essayer ? »
J’ai compris que le vrai danger, c’était le regret.

Ce qui vous fait vibrer ?
La liberté totale. Pas de réseau, pas de bruit. Juste la mer et les décisions que je prends seule.

Des défis en tant que femme ?
En mer, un marin est un marin. Sur la course, nous étions 14 femmes sur 90. L’enjeu, c’est d’oser.

Un conseil aux jeunes générations ?
On peut se lancer après 30 ans. Travaillez, entourez-vous et tentez.
Le pire, c’est de ne pas essayer.

Une phrase qui vous guide ?
En solitaire mais jamais seule
Je l’emprunte au skipper Tanguy Le Turquais et à l’association Lazare. Derrière un bateau, il y a toujours une équipe invisible.

Nell Poyé

Footballeuse de haut niveau

Formée au Sèvres FC 92, passée par le PSG, aujourd’hui gardienne et
capitaine au Stade de Reims U19, Nell Poyé avance avec détermination. Elle a déjà disputé une Coupe du monde U17 en 2025 au Maroc, atteignant les quarts de finale. Études, entraînements et matchs rythment un quotidien exigeant avec en ligne de mire l’équipe de France A.

Le déclic ?
L’amour du foot. Regarder jouer les autres m’a donné envie d’essayer, puis de progresser.

Ce qui vous fait vibrer ?
Être gardienne et capitaine : protéger l’équipe, parler, rassurer. On tient debout pour les autres.

Des défis en tant que femme ?
Oui, surtout la visibilité. Il faut parfois insister davantage pour être prise au sérieux.

Un conseil aux jeunes générations ?
Même après une défaite, on continue. Ce qui compte, c’est la constance et le sérieux, sur le terrain comme à l’école.

Une phrase qui vous guide ?
Personne ne le fera à ta place
Ça me rappelle que tout passe par le travail quotidien.

Karin Catala

Comédienne, fondatrice des Enfants de la Comédie

Depuis plus de 30 ans, Karin Catala ne cherche pas la scène :
elle la construit pour les autres. Fondatrice des Enfants de la Comédie,
du Groupe EDLC et à l’origine des Échappés de la Coulisse, elle façonne des générations de jeunes comédiens à Sèvres et au Sel. Coach
d’acteurs pour le cinéma, elle travaille avec Luc Besson, Guillaume Nicloux, Karine Tardieu…Un incroyable parcours qui a été souligné
en juin 2025 avec la Médaille de Chevalier des Arts et des Lettres.

Le déclic ?
À 6 ans, à l’école, je savais déjà que ce serait le théâtre.
C’était viscéral.

Ce qui vous fait vibrer ?
Voir un enfant comprendre que sa différence devient une
force sur scène.

Des défis en tant que femme ?
Oui, parfois. Mais le travail finit toujours par parler plus fort que
le reste.

Un conseil aux jeunes générations ?
Le talent ne suffit pas. Rigueur, honnêteté, respect : la créativité
a besoin de structure.

Une phrase qui vous guide ?
Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont faitCitation souvent attribuée à Mark Twain ou Marcel Pagnol. Mes élèves me l’ont offerte lors des 48 heures du Sel. Elle résume notre élan collectif.

Marina Ardon Rivera

Hautboïste en formation d’excellence au Conservatoire de Sèvres

À 14 ans, Marina Ardon Rivera trace déjà une voie singulière : élève au conservatoire de Sèvres depuis ses 7 ans, elle évolue en troisième cycle de hautbois avec deux années d’avance et prépare un double cursus musique-études. Née en France de parents guatémaltèques, elle découvre l’instrument et développe un son personnel grâce à sa professeure
Corinne Jobard. Entre répétitions, orchestre et projets professionnels déjà affirmés, elle avance avec une conviction simple : la musique n’est pas une option, c’est un langage.

Le déclic ?
J’ai découvert le hautbois à 7 ans au conservatoire. Le son m’a tout de suite touchée. Personne ne faisait de musique chez moi, mais mes parents m’ont toujours soutenue.

Ce qui vous fait vibrer ?
Découvrir d’autres musiciens, leur façon de jouer, leur passion. La musique me détend, elle m’aide à me concentrer. C’est devenu une partie de ma vie.

Des défis en tant que jeune fille ?
Non. La musique est pour tout le monde. Ce n’est pas une question de genre, mais de personnalité et d’envie.

Un conseil aux jeunes générations ?
Ne laissez pas les préjugés décider pour vous. Écoutez les conseils utiles, ignorez le négatif et faites ce que vous aimez vraiment.
Osez y aller, sans attendre d’être parfait.

Une phrase qui vous guide ?
Même si ce n’est pas parfait, il faut le faire de son mieux
Pour moi, ça veut dire jouer avec amour. Il y aura toujours une petite chose qui brillera, même dans l’imperfection.

Fabienne Malfitano

Directrice du CCAS et de la cohésion sociale — Agente de la Ville de Sèvres

Il existe des métiers qui ne font pas de bruit mais qui changent des vies.
À Sèvres, Fabienne Malfitano s’engage sans compter. Directrice du CCAS et de la cohésion sociale, elle accompagne, explique, rassure. Après des années de terrain, de formation et de direction d’équipes dans l’action sociale territoriale, elle poursuit le même cap : comprendre, agir, relier. Aider chez elle n’est pas une fonction, c’est une manière d’être.

Le déclic ?
Je n’ai pas eu une révélation soudaine. J’ai grandi dans un environnement où aider était naturel. Voir ma sœur s’investir auprès d’enfants en difficulté m’a marquée. J’ai compris très tôt que je voulais être utile concrètement.

Ce qui vous fait vibrer au quotidien ?
Le travail d’équipe et la relation humaine. Trouver des solutions, expliquer, accompagner. On ne change pas la vie des gens à leur place, mais on peut les aider à faire des pas décisifs.

Des défis en tant que femme ?
Je n’ai jamais ressenti de frein particulier. Le travail social est très féminin. Les défis viennent surtout des situations humaines complexes. Il faut de la fermeté, de l’écoute et beaucoup de pédagogie.

Un conseil aux jeunes générations ?
Se donner les moyens d’être autonome et indépendante. Se fixer des objectifs atteignables, accepter l’aide quand elle se présente, et surtout reconnaître sa valeur. On peut tomber, mais on se relève toujours.

Une phrase qui vous guide ?
Avoir un but, c’est tracer sa voie
Je n’ai jamais cherché un statut, j’ai saisi des opportunités, mais toujours avec le même fil rouge : le social. Quand on sait pourquoi on fait les choses, on ne se perd pas.

Florence Broutin

Commerçante, fondatrice de la boutique Confidentiel

Il y a près de trente ans, Florence Broutin ouvre à Sèvres un dépôt-vente à une époque où la seconde main n’est ni tendance ni valorisée. Sa boutique Confidentiel devient peu à peu un repère pour des générations de femmes. Un lieu où l’on vient vendre, acheter, essayer, parler aussi. Quand la vague numérique arrive, elle ne la subit pas : partenariat précoce avec Vestiaire Collective dès 2010, mise en ligne des pièces, puis Instagram et ses vidéos spontanées. Florence avance sans se trahir.
Elle n’a jamais revendiqué le mot « entrepreneuse », pourtant elle en incarne toutes les dimensions : intuition, résilience, adaptation, indépendance, avec beaucoup d’élégance !

Le déclic ?
L’ouverture de la boutique. Avant, j’aimais déjà le vêtement, mais je ne savais pas que ce serait si fort. Le jour où j’ai créé Confidentiel, j’ai compris que c’était ma place.

Ce qui vous fait vibrer au quotidien ?
Le contact avec les femmes. Entrer dans leur univers, leurs histoires, leurs choix. La seconde main crée une relation différente. On touche à quelque chose de plus intime que dans une boutique classique.

Des défis en tant que femme ?
Au début, ce n’est pas moi qu’on ne prenait pas au sérieux, c’était l’activité. Le dépôt-vente n’était pas reconnu. Avec le temps, la perception a changé. Aujourd’hui, c’est presque l’inverse.

Un conseil aux jeunes générations ?
Croyez à votre intuition. Si vous sentez qu’il faut changer de voie, faites-le. La résilience n’est pas un mot abstrait : c’est la capacité à se relever, à
recommencer, à tenir dans la durée. Rien ne remplace la persévérance.

Une phrase qui vous guide ?
L’énergie d’une passionnée résiliente
Parce que rien n’est figé. Il faut savoir se remettre en question, apprendre, regarder ce qui change sans perdre ce qu’on est.

Muriel Quentin-Broder

Présidente d’honneur de la LICRA des Hauts-de-Seine

Il existe des vies qui traversent l’Histoire sans jamais cesser d’agir dans le présent. Muriel Quentin-Broder fait partie de ces femmes pour qui la mémoire n’est pas un souvenir figé mais une responsabilité vivante.
Fille de « héros » comme elle nomme ses parents, son père s’engage dans la 2e Division Blindée, sa mère survit à la déportation. De cette double origine naît chez elle une évidence : transmettre n’est pas une option, c’est un devoir. Avec son époux l’avocat Patrick Quentin, elle forme un binôme professionnel et militant sur des dossiers liés aux crimes contre l’humanité. Militante de terrain, elle est une figure reconnue de la LICRA dans les Hauts-de-Seine dont elle a été présidente pendant plusieurs décennies, mais aussi au niveau national. Elle est également engagée au sein d’instances liées aux droits humains et à la mémoire de la déportation.

Le déclic ?
Très jeune, j’ai compris que garder le silence revenait à laisser d’autres décider du récit. Prendre la parole, c’était déjà agir. Ce n’était pas spectaculaire, mais nécessaire.

Ce qui vous fait vibrer ?
Les interventions dans les écoles. Voir un enfant lever la main, poser une question sincère, comprendre qu’il peut réfléchir par lui-même… c’est là que tout commence. La transmission crée des ponts invisibles.

Des défis en tant que femme ?
Oui, bien sûr. Mais j’ai grandi entourée de femmes fortes. On m’a appris l’indépendance très tôt. Je n’ai jamais pensé qu’il fallait choisir entre engagement et féminité.

Un conseil aux jeunes générations ?
Ne laissez personne penser à votre place. Posez des questions. Regardez l’autre comme un égal. La mémoire n’est pas tournée vers hier : elle sert à construire demain.

Une phrase qui vous guide ?
Tout peuple qui oublie son passé se condamne à le revivre
Cette phrase me suit depuis toujours. Elle ne parle pas seulement d’Histoire, elle parle de vigilance. Comprendre d’où l’on vient permet de choisir où l’on va.

Marion Pintaux

Entrepreneuse, créatrice des Aventuriers du Biscuit

Après vingt-cinq ans dans la communication, CAP de
pâtisserie en poche, Marion fonde Les Aventuriers du Biscuit.
Une entreprise installée à Sèvres, créative et digitale,
portée par une équipe de six femmes et un homme, qui fidélise aujourd’hui maisons de luxe et nombreuses entreprises, distinguée par le Prix numérique de la CPME 92. Une création gourmande devenue signature artisanale… et digitale.

Le déclic ?
L’envie d’apprendre un métier manuel après des années dans
le même univers.

Ce qui vous fait vibrer ?
Créer à la main. Partir d’ingrédients simples et raconter
une histoire visuelle.

Des défis en tant que femme ?
On s’impose parfois nos propres limites. Les réseaux
d’entrepreneurs m’ont aidée à viser plus grand.

Un conseil aux jeunes générations ?
Oser, mais en conscience. Travail, organisation et entourage
positif : rien n’arrive par hasard.

Une phrase qui vous guide ?
If you can dream it, you can do it.*
Walt Disney
*Si tu peux le rêver, tu peux le faire.
Mais derrière le rêve, il y a toujours du travail.

Le Sévrien est en ligne !

Le Sévrien n°290 – Mars 2026

Le Sévrien n°290 – Mars 2026


L’Agenda – mois année

Agenda – Mars 2026

Préparez-vous pour la chasse aux œufs !

Avis aux petits gourmands à l’œil de lynx ! Dimanche 5 avril, le Conseil communal des jeunes organise sa 5e chasse aux œufs réservée aux enfants âgés de 2 à 12 ans. Organisée au parc Brimborion, ce cadre verdoyant et ses espaces ouverts offriront un décor idéal pour cette belle journée en famille.

Comment participer ?

Choisissez votre créneau (15h, 15h30, 16h ou 16h30) et inscrivez-vous dès maintenant et jusqu’au 31 mars sur le site de la Ville. Une fois l’inscription enregistrée, il ne reste plus qu’à venir à l’heure dite le 5 avril au parc Brimborion où toute une équipe attend les petits chasseurs d’œufs pour lancer leur recherche.

Inscription à la Chasse aux oeufs 2026 !

Renseignements :

  • Enfants de 2 à 12 ans, accompagnés de leurs parents
  • Inscription jusqu’au 30 mars ci-dessus (remplir un formulaire par enfant)
  • Dimanche 5 avril 2025, dès 15h au parc Brimborion
  • Rendez-vous devant l’école maternelle
  • Pour ceux qui ne peuvent pas s’inscrire en ligne, l’équipe de l’esc@le est joignable au 01 41 14 12 20 ou par email à lescale@ville-sevres.fr

Le cheval vigoureux au seuil du printemps

Du 24 février au 7 mars, retrouvez une exposition de dessins à la médiathèque. Le mercredi 4 mars, à 15h et 16h, deux ateliers de peinture et calligraphie chinoise sont proposés (sur inscription, à partir de 7 ans).

Médiathèque de Sèvres
8, rue de Ville D’Avray
92310 Sèvres
Informations générales : 01 41 14 12 13

Élections : un service de transport gratuit pour faciliter le vote des seniors et personnes à mobilité réduite

Dans le cadre des élections municipales, la Ville de Sèvres propose un service de transport gratuit afin de permettre aux habitants rencontrant des difficultés de déplacement de se rendre à leur bureau de vote.

Le Petit bus est ainsi mis à disposition :

  • le dimanche 22 mars.
Pour qui ?

Ce service s’adresse aux personnes âgées de plus de 60 ans ayant des difficultés à se déplacer ainsi qu’aux personnes de moins de 60 ans à mobilité réduite.

Horaires

Le bus circulera gratuitement aux horaires suivants :

  • de 9h30 à 12h30
  • et de 14h à 17h.
Réservation obligatoire

Afin d’organiser au mieux les trajets, une réservation préalable est nécessaire au 06 03 79 78 70.

 

Vos sorties et conseils pour l’hiver

Les activités et sorties pour les seniors reviennent pour une saison riche en rencontres et découvertes. Pensez à noter les dates d’inscription pour ne rien manquer !

Exposition Art Déco
Lundi 23 mars à la cité de l’Architecture et du Patrimoine (Paris)
Rendez-vous pour une visite guidée de l’exposition «Art Déco ». La visite sera agrémentée d’un quiz et d’un repas dans un restaurant près du Trocadéro.
Inscriptions le 9 février à 14 h à l’espace seniors

 

Thé dansant
Dimanche 12 avril au Sel
Réunissez-vous pour un moment gourmand et dansant au Sel.
Inscriptions le 23 février à 14 h à l’espace seniors

 

Conférence New York et son architecture XXL
Vendredi 17 avril à l’hôtel de ville – Salon Saint-Omer
Conférence animée par un guide-conférencier au cours de laquelle vous découvrirez l’architecture moderne de la ville américaine.
Inscriptions le 9 mars à 14 h à l’espace seniors

 

Renseignements et inscriptions
Espace seniors
01 41 14 11 36
Mail : activites-espace.seniors@ville-sevres.fr

Tribunes libres – Février 2026

Tribune de la majorité

MERCI !

Les tribunes des différents groupes politiques de la ville ont tendance à tourner à la caricature lors des derniers mois d’un mandat, peignant tout en noir ou en rose, minorant ou majorant insolemment les chiffres, travestissant la réalité. Pour notre part, nous ne publierons pas de tribune au mois de mars prochain et les élus de la majorité veulent profiter de leur dernière tribune du mandat pour vous remercier.
Merci de nous avoir accordé l’honneur de vous servir du mieux que nous pouvions tout au long de ces six dernières années.
Merci pour votre confiance et pour les si nombreux échanges que nous avons eus ensemble, en privé ou en réunion publique.
Merci aux 35 élus de la majorité et de l’opposition : grâce à un large partage des éléments, à nos échanges enrichissants en municipalité, en commissions comme lors des séances du conseil municipal, 80 % de nos délibérations (472) ont été adoptées à l’unanimité tout au long du mandat.
Merci aux agents de la ville, toujours si dévoués à servir la population sévrienne et à lui délivrer le meilleur des services publics possible.
Merci pour cette belle démocratie locale qui nous est donnée et que vous chérissez avec nous.
Et pour élire votre nouveau conseil municipal pour les six prochaines années, nous vous rappelons que vous avez jusqu’au mercredi 4 février pour vous inscrire en ligne sur les listes électorales de la ville en vous rendant sur le site www.elections.interieur.gouv.fr rubrique « mes démarches », en vous identifiant ensuite via FranceConnect, en rentrant alors vos informations personnelles et en indiquant le nom de la commune où vous souhaitez vous inscrire, et en terminant en joignant les pièces justificatives numérisées (pièce d’identité et justificatif de domicile).
Vous pouvez également vous inscrire jusqu’au vendredi 6 février sur format papier à la mairie de Sèvres, au service du premier accueil situé dans le hall de l’hôtel de ville.

Les élus de la majorité.

Tribunes des oppositions

Groupe Sèvres en transition

L’étude de circulation en vue de supprimer la passerelle
Le mois dernier nous vous indiquions avoir dû faire appel à la Commission d’Accès aux Documents Administratifs pour obtenir les études relatives au projet « Cœur de Sèvres ».
Elles devraient être publiées pour que chacun-e puisse juger de l’opportunité du projet soutenu par la municipalité sortante.
Voici les résultats de l’étude menée sur les impacts de la suppression de la passerelle du 8 mais 1945 sur la circulation.
Sans itinéraire de substitution, il est démontré que le matin la rue de Ville-d’Avray ainsi que la Grande rue (RD 407) jusqu’au rond-point de la mairie sont totalement saturées. En heure de pointe ces rues sont déjà en limite de capacité. Les congestions devraient remonter jusqu’à la gare de Sèvres-Ville-d’Avray et 100 à 150 véhicules ne seraient pas écoulés à l’heure de pointe du matin. Les temps perdus pour les voitures et bus sont estimés à 15 mn sur l’itinéraire le matin.
Deux scenarios « éviteraient » les embouteillages. Le premier scénario présente la création d’une deuxième voie sur 60 m sur la Grande rue vers l’avenue de l’Europe à partir de la rue de l’Eglise. On voit mal en quoi la congestion serait évitée par une voie supplémentaire sur quelques mètres, avant de rejoindre l’avenue de l’Europe déjà embouteillée le matin.
Le deuxième scénario concerne la régulation du flux en utilisant les 4 feux rouges ’avenue Gambetta, rue Fréville-le-Vingt, passage piéton rue du Bocage et Grande rue. L’étude indique : « Cette mesure entraînera un report des files d’attente sur la RD407 mais les temps de parcours entre Ville-d’Avray et la RD910 demeurent dégradés dans une proportion comparable à la situation initiale sans passerelle. »
Il faut réduire le trafic de 1 200 véhicules/heure à 800 véhicules/heure et l’étude conclut : « Pour ambitionner une suppression de la passerelle sans aménagement compensatoire, le trafic sur la RD407 le
matin devrait diminuer de 20% ; compte-
tenu des récentes évolutions constatées (2% sur 6 ans), une réduction du trafic de 20% sur la RD407 ne peut être envisagée qu’en réduisant sa capacité sur un linéaire conséquent et en considérant que des congestions imprévues sont à prévoir le matin. »

Aujourd’hui, aucune des solutions présentées ne résorbe la congestion provoquée par la suppression de la passerelle du 8 mai 1945 et aucun argumentaire ne justifie une telle décision. Au-delà des pertes de temps pour les véhicules, on notera évidemment un accroissement de la pollution et du bruit généré, ainsi qu’une insécurité accrue pour les piétons et cyclistes.
Avec vous, faisons échec à ce projet calamiteux que nous dénonçons de longue date.

Catherine Candelier, Jean Duplex, Anne-Marie de Longevialle Moulaï, Frédéric Puzin
https://www.facebook.com/Sevresentransition/

Pour Sèvres

En janvier 2026, l’Assemblée Nationale a voté une baisse de 5 Md€ des subventions de l’État aux collectivités. Fin 2025, le président du département des Hauts-de-Seine nous alertait déjà sur la difficulté à maintenir son aide financière à notre ville. Dans ce contexte, est-il raisonnable de s’obstiner dans le déplacement de la halle du marché, un projet de 40 M€ qui dilapide nos réserves ? Pour un tiers de ce budget, on peut rénover le marché existant et ses abords, sans détruire la passerelle ni engager 3,5 M€ de travaux de voirie. Préservons nos moyens pour nos écoles, nos équipements et ce qui améliore vraiment le quotidien des Sévriens. Explications sur poursevres.fr

Denis Moron

Sèvres dans les carnets de William Turner

Le nom de Sèvres est évidemment lié à sa manufacture et aux différents artistes qui y sont associés. C’est aussi une ville où l’on peut admirer de magnifiques paysages forestiers, fluviaux et de plaine, sources d’inspiration pour de nombreux artistes. Nous avons déjà évoqué dans ces pages les travaux du Baron Bacler d’Albe et de Camille Corot. Il est maintenant temps de traverser la Manche pour évoquer Joseph Mallord William Turner.

L’académicien voyageur

Né vers 1775 à Londres, Turner s’exerce au dessin et à la peinture. D’abord coloriste d’estampes et dessinateur en architecture, il se passionne rapidement pour les paysages topographiques, thèmes peu considérés de la peinture. Dès l’âge de 14 ans, il arrive à entrer en formation à la Royal Academy dont il deviendra un des plus jeunes membres.
Il propose alors différentes peintures d’histoires et de marines, dans lesquelles hommes, bateaux et bâtiments sont souvent surpassés par un paysage au réalisme et au contraste détaillés, s’intégrant dans le mouvement pré-romantique. Loin de se limiter au simple Grand Tour, Turner fait partie de ces peintres pionniers, à sortir de son atelier à la recherche perpétuelle de nouveaux points de vue, d’abord en Écosse et au Pays de Galles, puis dans d’autres pays européens.

Amoureux des fleuves Français

Si beaucoup affirment que l’Italie a été la destination la plus importante dans sa carrière, Turner n’en reste pas moins un grand amateur des fleuves et des paysages de France. Il a été très fortement inspiré par Poussin, David et Gellée en plus d’éprouver une certaine fascination pour Napoléon Ier.
En 1802, il effectue son premier séjour en France pour visiter le Louvre. Entre 1821 et 1834, il y retournera à de multiples reprises, arpentant notamment les rives de la Seine où il croquera des vues des ponts de Sèvres et de Saint-Cloud. Ces carnets de croquis serviront à la réalisation de deux aquarelles conservées au Tate Britain de Londres. Dans ces tableaux, les hommes se voient relégués au second plan afin de magnifier les paysages de la vallée de la Seine. Outre l’ancien pont de pierre de Sèvres, fraîchement restauré suite aux dégâts survenu lors des Cent-Jours, on y aperçoit la lanterne de Démosthène, située sur les hauteurs du domaine de Saint-Cloud.
Ces aquarelles seront diffusées grâce aux travaux des graveurs W. Radclyffe et S. Fisher, permettant un tirage massif des œuvres de Turner et leur popularisation. Trois de ces gravures acquises par le musée de la ville de Sèvres en 1936, sont actuellement conservées aux archives municipales.

Autoportrait – J. M. W. Turner
Référence des impressionnistes

Vers la fin de sa vie, Turner va expérimenter de plus en plus en s’approchant d’un style proto-impressionniste. Comme avec le tableau de 1844, « Pluie, vapeur et vitesse » dans lequel une locomotive, symbole de la société industrielle, occupe l’action centrale alors que le reste du paysage, symbole d’une Angleterre rurale plus traditionnelle, se désincarne dans la pluie et la brume. Cette œuvre suscitera une certaine émulation au sein du mouvement impressionniste, comme lors de la première exposition des peintres impressionnistes de 1874, où Félix Bracquemond, illustre Sévrien, y expose une copie du tableau de Turner.

Le numérique, où en êtes-vous ?

Dans le cadre du Safer Internet Day*, l’esc@le, service jeunesse de Sèvres, propose tout au long du mois de février une action de sensibilisation aux usages du numérique, à destination des jeunes et de leurs parents.
L’objectif est d’informer et de sensibiliser aux enjeux liés au numérique : protection des données personnelles, réseaux sociaux, jeux vidéo, information en ligne et intelligence artificielle, à travers plusieurs temps ouverts au public.

Du 4 au 28 février, une exposition intitulée Le numérique et vous aborde les usages responsables du numérique et les questions liées à internet, aux réseaux sociaux et à l’intelligence
artificielle.

Le samedi 14 février, deux cafés numériques sont proposés aux parents :

  • 10h – 11h30 : réseaux sociaux, jeux vidéo et gestion des conflits liés aux usages numériques
  • 11h30 – 13h : l’intelligence artificielle générative, son impact sur les réseaux sociaux et son usage dans le cadre scolaire

Le mercredi 18 février, des ateliers interactifs sont organisés sur inscription à l’esc@le (places limitées).

Pour tous publics :

  • 10h – 11h : comment protéger ses données personnelles
  • 11h – 12h : information ou désinformation, apprendre à repérer les fake news

Pour les collégiens :

  • 14h – 16h30 : « Internet & co » – quizz, débats et jeux pédagogiques pour questionner les usages numériques et réfléchir aux enjeux de demain

Enfin, le vendredi 20 février, de 15h30 à 18h, Talk N’Play – À toi de jouer ! propose aux collégiens, lycéens et étudiants un temps convivial autour de jeux de société et de jeux vidéo, en partenariat avec la Maison de la Famille.

*Internet sans crainte

Un grand projet pour valoriser le musée national de Céramique – Sèvres

Le Musée national de Céramique – Sèvres s’engage dans une nouvelle étape de son histoire avec le lancement du programme « Brongniart 2030 », un projet d’envergure destiné à préserver, valoriser et inscrire durablement ce lieu d’exception dans le paysage culturel contemporain. Véritable bijou du patrimoine sévrien, le musée bénéficie d’une attention particulière afin de garantir sa transmission aux générations futures.

Le programme «Brongniart 2030» vise à faire du musée un lieu plus ouvert sur son environnement, pleinement intégré à la dynamique de la Vallée de la Culture (voir encadré), et contribuant au rayonnement culturel de Sèvres. Il inclut la rénovation du musée et accompagne les travaux menés par le Département pour embellir les abords du site et améliorer son accessibilité. C’est la raison qui explique la fermeture du musée depuis le 1er janvier 2026.
La restauration de ce monument historique améliorera considérablement les conditions de conservation et de présentation des collections, tout en proposant un nouveau parcours de visite associant patrimoine et création contemporaine. L’objectif est clair : faire du musée national de Céramique – Manufacture de Sèvres une référence internationale en matière de céramique et contribuer au rayonnement des Manufactures nationales – Sèvres & Mobilier national.
Durant cette phase de transformation, la Manufacture de Sèvres demeure un lieu vivant. Elle restera accessible sur réservation et proposera des
visites enrichies de démonstrations de gestes et de savoir-faire, témoignant de l’excellence artisanale qui fait la renommée du site. Des actions de médiation, notamment auprès des publics scolaires et des structures socio-éducatives, continueront d’être menées, et les collections poursuivront leur rayonnement à travers des expositions en France et à l’international.

La Vallée de la Culture : qu’est-ce que c’est ?
La Vallée de la Culture est un projet initié par le Département des Hauts-de-Seine visant à mettre en réseau les grands sites culturels et patrimoniaux situés le long de la Seine, de La Défense jusqu’à Sèvres. En reliant musées, domaines historiques et lieux de création contemporaine, ce projet renforce l’attractivité culturelle du territoire, améliore l’accueil des publics et valorise un patrimoine d’exception au bénéfice des habitants comme des visiteurs.