Inscrivez-vous au repas de Noël solidaire

Comme chaque année en fin d’année, un repas de fête est organisé pour les bénéficiaires des associations sévriennes solidaires et du Centre Communal d’Action Sociale. Cette année, ce rendez-vous se tiendra le samedi 13 décembre dans la salle de restauration de l’école Gambetta A.
Inscriptions avant le 27 novembre auprès des associations ou du Centre Communal d’Action Sociale, en indiquant le nombre de personnes. Les associations partenaires distribueront d’ici quelques jours, les bulletins d’inscription à leurs bénéficiaires.

Repas solidaire
Samedi 13 décembre à 12 h
Inscription obligatoire avant le lundi 27 novembre
Renseignements auprès du CCAS au 01 41 14 11 34

100 000 pas pour la vie : un défi solidaire qui passe par Sèvres

Le 18 octobre dernier, Benjamin Elmoznino, Jacques Pique et Nathan Bensussan ont relevé un défi sportif et solidaire : parcourir 100 000 pas en 24 heures, soit près de 80 km, pour soutenir la recherche contre le cancer.

Placée sous le signe d’Octobre Rose et du soutien à l’association Imagine for Margo, leur marche a traversé plusieurs communes, dont Sèvres, leur ville d’origine pour deux d’entre eux.
Cette idée est née lors d’une randonnée entre amis. En comparant leurs montres connectées, Benjamin, Nathan et Jacques se sont fixés un objectif ambitieux : atteindre un jour les 100 000 pas. Quelques mois plus tard, ce défi prend une dimension solidaire, en écho à la campagne Octobre Rose et à la lutte contre le cancer. Partis à l’aube depuis la place de la Nation à Paris, les trois marcheurs ont traversé la capitale d’est en ouest avant de rejoindre les Hauts-de-Seine. Leur itinéraire les a conduits sur les quais de Sèvres, puis à travers la Grande Rue, la base nautique, la roseraie et le centre-ville, avant de poursuivre vers Versailles et de revenir par le parc de Saint-Cloud.

« Revenir marcher à Sèvres était une évidence, confie Benjamin Elmoznino. Nathan et moi y avons grandi, étudié au collège et au lycée, et nos familles y vivent toujours. C’est un lieu qui fait partie de nous. » Au-delà de la performance physique le trio a souhaité mobiliser les habitants sur le sens de leur démarche. Les passants pouvaient les rejoindre pour quelques pas ou les encourager.

Grâce a la mobilisation de chacun, la cagnotte solidaire mise en place pour soutenir Imagine for Margo et encourager les dons en faveur de la recherche a récolté 3570€. Les trois amis espèrent ainsi prolonger l’impact de leur initiative bien au-delà de cette journée.

« Ce premier défi a été une belle expérience, conclut Nathan Bensussan.
Nous espérons que d’autres se joindront à nous l’an prochain. L’idée est simple : avancer ensemble, pour une cause qui compte. »

Bienvenue au nouveau Conseil Communal des Jeunes 2025-2026

Le Conseil Communal des Jeunes (CCJ) de Sèvres a fait sa rentrée le samedi 4 octobre à l’Hôtel de Ville. Les 32 nouveaux conseillers, âgés de 11 à 17 ans, ont été accueillis par le maire Grégoire de La Roncière, lors d’une cérémonie conviviale marquant le début de leur mandat pour l’année à venir.

Le Conseil Communal des Jeunes offre aux Sévriens de 11 à 17 ans l’occasion de s’impliquer activement dans la vie de leur ville. Durant leur mandat, les jeunes conseillers élaborent et réalisent des projets citoyens, solidaires, sportifs ou culturels avec l’appui des services municipaux et de nombreux partenaires. Tout au long de l’année, ils participent également aux grands événements sévriens, tout en développant leurs propres initiatives à découvrir bientôt dans nos lignes.

Lors de la cérémonie d’installation, chaque nouveau membre a reçu son écharpe bicolore, symbole de son engagement au service de la commune. Ce moment a été l’occasion de rappeler le rôle du CCJ : favoriser la participation des jeunes, encourager la prise d’initiative et développer le sens du collectif.

Les conseillers sont répartis en commissions thématiques, au sein desquelles ils mèneront leurs actions pour l’année 2025-2026 et sont encadrés par des élus ou des anciens membres du CCJ. Tous contribuent, à leur échelle, à faire vivre la démocratie locale et à porter la voix de la jeunesse sévrienne. Le Sévrien leur souhaite une belle année pleine de projets !

4e édition du Forum de l’Habitat de GPSO, le rendez-vous pour rénover, améliorer et adapter son logement

Vous avez un projet pour rénover, améliorer, adapter votre logement ? Le rendez-vous pour rénover, améliorer et adapter son logement aura lieu le samedi 22 novembre à Sèvres cette année.

Que vous viviez en maison individuelle ou en copropriété, plus de 30 stands seront présents pour vous informer et vous conseiller sur les thématiques de la rénovation énergétique, l’amélioration et la remise en état du logement et l’adaptation face au vieillissement ou au handicap.
Ce forum est l’occasion idéale pour échanger avec des conseillers Solutions Habitat, membres du réseau du service public France Rénov’. Vous pourrez également rencontrer de nombreux professionnels du secteur de l’habitat pour découvrir des solutions concrètes et faire avancer vos projets : entreprises de travaux, bureaux d’études, associations, banques, architectes…

Conférences et expositions

Tout au long de la journée, profitez d’un programme de conférences animées par des experts et des acteurs de terrain engagés dans la transition énergétique, l’adaptation du logement et la rénovation.
Ces temps d’échange vous apporteront des réponses concrètes, des retours d’expérience et des informations pratiques pour avancer dans votre projet, quel que soit votre profil (propriétaire occupant, copropriétaire, bailleur, etc.).
Des expositions en accès libre présenteront des retours d’expérience de propriétaires partageant leur parcours de travaux, les choix techniques réalisés, l’accompagnement obtenu, les difficultés rencontrées et les résultats obtenus.

Forum de l’Habitat

Samedi 22 novembre de 10h à 18h au parc nautique départemental de l’île de Monsieur, à Sèvres.

Entrée gratuite, inscription recommandée (soit en ligne sur le site du forum avant l’événement, soit sur place le jour J).

Retrouvez le programme, les exposants et toutes les informations détaillées sur le site internet du Forum :
https://forum-habitat-seineouest.fr/

Le Sévrien est en ligne !

Le Sévrien n°286 – Novembre 2026

Le Sévrien n°286 – Novembre 2025


L’Agenda – Novembre 2026

Agenda – Novembre 2025

Ce que nous coûte le mauvais tri

500 000 € gaspillés par an à cause d’un sac plastique ou d’un jouet mal trié ? C’est une réalité puisqu’à Grand Paris Seine Ouest (GPSO), un quart des déchets du bac jaune sont mal triés, ce qui a coûté plus de 500 000 € en 2024 à la collectivité. Pourtant, bien trier, c’est simple : seuls les emballages et papiers, même sales, vont dans le bac jaune. Alors, pourquoi continuons-nous à nous tromper ? Et surtout, comment faire mieux pour économiser nos ressources et les réinvestir dans des projets locaux ? Voici tout ce qu’il faut savoir pour trier malin et éviter les pièges.

Le tri des emballages et papiers : un geste simple aux enjeux majeurs
Depuis 2016, GPSO s’engage activement dans la valorisation des déchets et encore plus particulièrement depuis 2019, avec l’extension des consignes de tri dans le bac jaune. Alors que les quantités d’emballages et de papier ont augmenté de 14% entre 2018 et 2022 sur le territoire de GPSO, les erreurs de tri continuent, notamment avec la présence de sacs fermés ou de déchets interdits dans les bacs jaunes. Et quand on a conscience que le traitement d’un bac jaune mal trié coûte 6 fois plus cher qu’un bac bien trié, il y a de quoi réfléchir et avoir envie de faire des efforts pour respecter les consignes, pas si compliquées !

Un bac mal trié = un bac refusé

Quand un bac jaune contient trop d’erreurs (sacs fermés, déchets interdits), il est refusé lors de la collecte. Un autocollant est alors apposé pour informer l’habitant. Pourquoi ? Les erreurs de tri ralentissent le processus de recyclage et augmentent les coûts.

Le coût exorbitant des erreurs

En 2024, 25 % des déchets du bac jaune étaient encore mal triés. Ces erreurs sont extraites manuellement dans les centres de tri, puis incinérées, ce qui coûte 6 fois plus cher qu’un tri correct.

Le coût du traitement de nos déchets

  • 1 tonne d’ordures ménagères incinérées : 109 €
  • 1 tonne de collecte sélective (bac jaune) : 25 €
  • 1 tonne de biodéchets (bac marron) : 25 €
  • Bac jaune refusé pour cause de mauvais tri : 130 €

Oh Gourmet, la nouvelle adresse réconfort à Sèvres

Installé depuis septembre dernier au cœur de Sèvres, Oh Gourmet apporte un vent de fraîcheur à la restauration rapide locale. Situé à la place de l’ancien restaurant Oh’ Crêpe, le nouveau concept séduit déjà les clients du lieu. Mamadou Diallo, le gérant, nous parle de cette nouvelle aventure sévrienne qui lui tient particulièrement à cœur.

La concrétisation d’un projet ambitieux

Sandwichs, burgers, tacos, tex-mex… La carte variée de Oh Gourmet n’a rien à envier aux célèbres chaînes de restauration rapide ! Et derrière cette enseigne se cache un jeune entrepreneur de 22 ans né à Sèvres
et vivant désormais à Versailles, Mamadou Diallo : «??Je viens d’un tout autre univers que celui de la restauration : la miroiterie. Avec un ami, aujourd’hui actionnaire du projet, nous avions envie de nous lancer dans l’aventure gastronomique et lorsque nous avons appris que Oh’ Crêpe fermait ses portes, nous n’avons pas hésité à reprendre l’affaire??». Cette opportunité a ainsi permis aux deux associés de réaliser un rêve professionnel qui semble déjà faire ses preuves localement.

Un lieu qui a déjà conquis les Sévriens… et au-delà

Avec son cuisinier, Mamadou forme une équipe qui assure un service continu, 7j/7 le midi et le soir. Ensemble, ils ont fait le choix d’une cuisine variée, qui s’adapte même aux appétits des enfants. L’accueil y est simple et chaleureux, et pour les plus pressés, un service de livraison et de vente à emporter a été mis en place.
Jeunes, salariés, personnel hospitalier figurent parmi les premiers fidèles. Une clientèle variée en somme, qui a été séduite par la rapidité du service et la qualité des produits.
Porté par ce premier succès naissant, Mamadou Diallo espère ne pas s’arrêter là en ouvrant, à Sèvres si possible, un second restaurant. Une aventure sévrienne qui ne fait que commencer, pour le plus grand plaisir des gourmands du secteur.

Oh Gourmet
160, Grande Rue, 92310 Sèvres
Ouvert 7j/7, de 11?h à 15?h et de 18?h à minuit

Le fumoir Oréen : la passion au service de la tradition

Bons petits plats et produits de qualité sont au programme avec l’arrivée de Damien Salmon.

Le marché Saint-Romain vient d’accueillir Damien Salmon, un charcutier traiteur qui attache une très grande importance à la qualité de ses produits.

Une vocation précoce

« La restauration a toujours été une passion. Plus jeune je regardais ma grand-mère cuisiner, c’est elle qui m’a donné envie d’en faire mon métier. Après avoir passé mon CAP de restauration traditionnelle, je me suis fait embaucher par mon patron. J’ai progressivement grimpé les échelons en devenant chef dans une brasserie à Versailles » explique Damien Salmon. Après avoir ouvert une crêperie dans les Yvelines, Damien Salmon décide de travailler dans la restauration collective haut de gamme, puis taraudé par l’entrepreneuriat, il crée une nouvelle structure pour proposer de la charcuterie sur les marchés d’Eure-et-Loir avec son camion-magasin. Lorsqu’il a appris que Sèvres cherchait un tel commerce, il a décidé de candidater !

La qualité avant tout

Afin de garantir la sécurité alimentaire de ce qu’il propose, Damien Salmon a son propre laboratoire. « Cela me permet de respecter strictement les normes. Par exemple, il faut impérativement respecter la chaîne du froid, ne pas mélanger des produits bruts et finis, suivre les températures des réfrigérateurs en permanence, nettoyer et désinfecter les plans de travail avant la production… » confie-t-il avant d’ajouter : « je travaille principalement le porc qui reste une viande assez fragile. On commence à trouver de plus en plus de bêtes de l’union européenne mais les animaux français sont d’une qualité supérieure. Je ne choisis donc que ceux-là même si leur coût est plus cher à l’achat. »

Des produits élaborés avec soin

Dans son laboratoire, Damien Salmon prépare une multitude de terrines différentes, des pâtés de lièvre, de lapin mais aussi des plats classiques comme la blanquette de veau, la choucroute, du cassoulet… Passionné, il confie :
« Je respecte la tradition française en reprenant des recettes de grand-mère. J’essaie de reproduire cette cuisine qui a tendance à se perdre car c’est ce que j’ai appris et c’est ce que j’aime faire. Je tiens à ce que ce mes plats soient fait maison avec de la qualité et l’amour du cuisinier. C’est pour cela que vous trouverez toujours de la vraie sauce béchamel dans mes croque-monsieur.?» Damien Salmon propose aussi des prestations pour des mariages, anniversaires, repas de fin d’année.

Le fumoir Oréen
Sur le marché de Sèvres le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche.
Contact : 06 09 63 05 37

Le parc de Brimborion labellisé EcoJardin

Entre ville et coteaux, le parc Brimborion vient d’obtenir le label national EcoJardin. Une distinction qui récompense plusieurs années d’efforts pour restaurer la biodiversité et faire du parc un modèle de nature en ville.

Un parc qui laisse la nature reprendre ses droits

Perché sur les coteaux dominant la Seine, le parc de Brimborion a traversé les siècles en connaissant différentes transformations. Pourtant depuis deux ans, il a retrouvé un visage plus sauvage et vivant. Sur près de 4,5 hectares, ses pelouses hautes, ses haies fleuries, ses abords boisés où nichent mésanges et chauves-souris… tout est réuni pour raconter la même histoire : celle d’un lieu qui réapprend à laisser faire la nature.

Une reconnaissance nationale pour une démarche locale

En juin 2025, cette démarche a été reconnue au niveau national : le parc a obtenu le label EcoJardin, référence en matière de gestion écologique des espaces verts. Ce label distingue les sites qui adoptent des pratiques respectueuses de l’environnement, favorisent la biodiversité et impliquent les usagers dans une approche durable.
Observer, préserver, transmettre?: une gestion écologique au quotidien
Derrière cette distinction, un travail patient a été mené par Grand Paris
Seine Ouest (GPSO) et la Ville de Sèvres depuis 2023 : le site a fait l’objet d’un suivi écologique complet avec un inventaires des espèces, un plan de gestion et l’évolution des pratiques. Plus de 25 espèces d’oiseaux ont ainsi été recensées, plusieurs chauves-souris, des grenouilles, des papillons, et même une flore rare que les jardiniers apprennent à préserver plutôt qu’à maîtriser. Les tontes ont été espacées, les feuilles mortes conservées pour nourrir le sol, les plantes invasives maîtrisées. Chaque geste compte, chaque parcelle devient un refuge.

Un maillon essentiel du corridor écologique des coteaux de Seine

Brimborion n’est pas un îlot isolé :
il s’inscrit dans la chaîne des parcs des coteaux de Seine, un vaste corridor écologique reliant Saint-Cloud, Sèvres et Meudon.
Ce maillage naturel permet aux espèces de circuler, de se nourrir et de se reproduire dans de meilleures conditions. À Brimborion, la nature retrouve sa place, et les Sévriens un espace apaisé où l’observer évoluer.

Un engagement durable pour une ville plus verte

Le label EcoJardin ne vient donc pas saluer une action ponctuelle, mais bien une continuité d’engagements??: celle de la Ville et du territoire qui choisissent d’entretenir leurs parcs autrement, avec patience, observation et respect du vivant.

Le label EcoJardin, c’est quoi ?

Créé en 2012 à l’initiative du Ministère de la Transition écologique, le label national EcoJardin distingue les parcs et jardins gérés selon des pratiques respectueuses de l’environnement : zéro produit phytosanitaire, gestion économe de l’eau, préservation de la faune, valorisation des déchets verts et implication du public. Attribué pour trois ans après audit par un jury d’experts, il est devenu la référence de la gestion écologique en France. Plus de 700 sites labellisés en bénéficient déjà, dont le jardin des plantes à Paris ou encore le parc de la Tête d’Or à Lyon. Avec Brimborion, Sèvres rejoint ce réseau d’excellence engagé pour une nature urbaine plus vivante.

 

Le parc de Brimborion en chiffres

  • Superficie : 4,5 hectares
  • Nombre d’arbres recensés : 416, dont :
    • 62 Frênes
    • 56 Marronniers d’Inde
    • 51 Érables planes
    • 48 Ifs
    • 44 Érables sycomores

 

Biodiversité observée

  • 25 espèces d’oiseaux, dont 3 remarquables : Verdier d’Europe, Accenteur mouchet, Mésange à longue queue
  • 5 espèces de chauves-souris, dont la Barbastelle d’Europe (espèce en danger critique)
  • 8 espèces de papillons de jour
  • 1 amphibien : Grenouille verte (protégée)
  • 1 reptile : Lézard des murailles
  • 1 mammifère : Écureuil roux
  • 2 odonates et 1 orthoptère

 

Aménagements écologiques

  • 14 nichoirs installés dans le parc
  • 6 nichoirs supplémentaires sur la parcelle voisine du centre équestre
  • 2?959 m² de pelouses en cours de transformation en prairies de fauche
  • 615 m² de lisières étagées créées pour favoriser la reproduction des oiseaux
  • Création d’une mare

 

Gestion écologique

  • Zéro phyto depuis 2010
  • Compostage des déchets verts transféré depuis avril 2024 vers la plateforme d’Ermenonville
  • Réduction de 60 % de la consommation de carburant et d’huile pour le matériel d’entretien en 10 ans
  • 62 % du matériel d’entretien est électrique

 

Des balades nature à Brimborion

La Maison de la Nature et de l’Arbre propose régulièrement des balades guidées au parc de Brimborion. Elles permettent de découvrir la faune et la flore du site, d’observer les arbres, les insectes ou les oiseaux, et de comprendre comment le parc est entretenu dans le respect du vivant. Gratuites et sur inscription, ces balades offrent une autre manière de profiter du parc : en prenant le temps de regarder, d’écouter et d’apprendre à reconnaître la nature qui nous entoure.

Inscriptions sur seineouest.fr

L’eau, une histoire qui coule de source

À Sèvres, l’eau est bien plus qu’un simple élément du paysage. Elle est le fil invisible qui relie le passé au présent, le patrimoine naturel aux défis contemporains. La topographie de la ville, marquée par des dénivelés et des vallons, rend sa gestion particulièrement importante, notamment pour prévenir les risques d’inondations. Des ruisseaux historiques comme le ru de Marivel ou le ru de Ville-d’Avray, aujourd’hui en grande partie couverts, aux berges de la Seine, qui bordent la ville et en font un lieu de vie agréable, l’eau a toujours façonné l’identité de Sèvres. Elle a nourri les activités humaines, inspiré les aménagements urbains, et reste un enjeu central pour l’avenir de la commune.

Pourtant, cette ressource précieuse est aussi fragile. Entre la nécessité de préserver les milieux aquatiques, de gérer durablement les eaux pluviales et usées, et de s’adapter aux défis climatiques, Sèvres doit concilier héritage et innovation. Cette démarche passe aussi par la sensibilisation de tous les habitants, petits et grands, à travers des campagnes d’information et des actions éducatives menées notamment par la Maison de la Nature et de l’arbre. Chacun peut en effet contribuer, à son échelle, à une gestion plus responsable de l’eau.

Ce dossier explore les multiples facettes de l’eau dans la ville : son histoire, sa gestion actuelle, l’entretien des infrastructures, et les gestes que chacun peut adopter pour contribuer à sa préservation. Préserver cette ressource, c’est garantir un cadre de vie agréable, une biodiversité riche, et une ville résiliente face au changement climatique.

L’eau et les éco-gestes au quotidien
Dans le cadre du forum de l’habitat du 22 novembre au parc de l’Île de Monsieur, participez à l’atelier
Comment l’eau devient-elle potable ? Et que devient-elle après usage ?
Les participants suivront le cycle complet de l’eau domestique et expérimenteront le rôle d’une station
d’épuration miniature. Un atelier pour comprendre, agir et préserver cette ressource précieuse !

Parc Nautique de l’Ile de Monsieur à Sèvres – De 10h à 18h
À partir de 5 ans – enfant(s) obligatoirement accompagné(s)

L’eau, mémoire de Sèvres

La source Saint-Germain et le ru de Marivel : des traces d’un passé hydrologique

À Sèvres, l’eau a toujours été un élément fondateur du paysage et de l’histoire urbaine. La source Saint-
Germain, située près de l’église, est l’une des sources historiques les plus connues de la ville. Elle a joué un rôle clé dans le développement local, notamment en alimentant le ru de Marivel. Long de 9 km, ce ru prend sa source à Versailles, traverse Viroflay et Chaville, puis se jette dans la Seine, à quelques mètres du pont de Sèvres. Autrefois visible et actif, ce ruisseau a structuré le territoire : il alimentait moulins et blanchisseries, et son embouchure a vu s’organiser les premières activités urbaines de Sèvres. Aujourd’hui, le ru de Marivel est presque entièrement couvert, notamment sous la RD 910, mais son héritage persiste dans les archives, la toponymie, et la valorisation du patrimoine local.

Bien que ces éléments hydrologiques aient disparu des paysages, la source Saint-Germain et le ru de Marivel restent des marqueurs de l’identité sévrienne.
Leur mémoire est aujourd’hui réinvestie à travers des projets de réhabilitation urbaine ou paysagère, comme ceux menés sur le parvis du collège ou avec le bassin du square Carrier-Belleuse : la fontaine du parvis Charles-de-Gaulle et le bassin créé dans le square Carrier-
Belleuse sont tous deux alimentés par l’eau de ces sources naturelles.

La Seine, artère vitale et miroir des enjeux contemporains

La Seine, qui borde Sèvres est à la fois un atout et une responsabilité. Autrefois axe de transport et de commerce, elle est aujourd’hui un espace de loisirs, de biodiversité, et un enjeu écologique majeur. La qualité de ses eaux est au cœur des préoccupations, notamment dans le cadre des efforts pour la rendre baignable à l’horizon 2030.

L’eau, une ressource à préserver au quotidien

Les gestes simples

Vous pouvez vous aussi contribuer à la préservation de cette ressource naturelle par des gestes simples :

  • Réduire sa consommation : fermer le robinet pendant le brossage de dents, privilégier les douches aux bains, installer des mousseurs.
  • Limiter les pollutions : éviter de jeter des produits toxiques (peintures, solvants) dans les égouts, utiliser des produits d’entretien écologiques.
  • Récupérer l’eau de pluie : pour arroser les plantes ou nettoyer les extérieurs.
  • Végétaliser son environnement : en plantant des
    espèces locales qui nécessitent moins d’arrosage.
S’engager pour la qualité de la Seine

La Seine, fleuve emblématique, est au cœur des enjeux environnementaux franciliens. Si des démarches sont enclenchées par les collectivités pour réduire les rejets de polluants, il est important que les habitants prennent conscience de leur rôle à jouer.

Quelques pistes pour contribuer à son amélioration :

  • Supprimer les rejets polluants à titre individuel, dans la rue comme à votre domicile
  • Participer aux opérations de nettoyage des berges, organisées par les associations
  • Signaler les pollutions : en contactant les services municipaux ou le SIAAP en cas de rejet suspect.

Gérer l’eau aujourd’hui : assainissement, désimperméabilisation et biodiversité

L’assainissement : un réseau en constante modernisation

La gestion des eaux usées et pluviales est un défi permanent à Sèvres, comme pour toutes les villes urbaines. Le syndicat Hydreaulys, chargé de l’assainissement de l’ouest parisien, mène depuis plus de dix ans d’importants travaux pour moderniser les collecteurs et limiter les risques de pollution ou d’inondation.

Les travaux d’Hydreaulys pour l’entretien du réseau d’assainissement

Depuis 2014, Hydreaulys a engagé plus de 15 millions d’euros de travaux à Sèvres, avec des interventions
majeures sur cinq collecteurs différents.

Ces chantiers, qui ont lieu sous nos pieds sont essentiels pour :

  • Réhabiliter les ouvrages vieillissants : injection de coulis, projection de béton, chemisage des canalisations, etc
  • Limiter les infiltrations et les débordements : en consolidant les réseaux et en améliorant leur étanchéité
  • Adapter le système aux enjeux climatiques : avec des collecteurs dimensionnés pour absorber les fortes pluies, de plus en plus fréquentes
Vers un assainissement plus durable

Au-delà de la modernisation des réseaux, une priorité est donnée à la gestion plus durable des eaux pluviales. L’objectif est de limiter l’imperméabilisation des sols, qui aggrave les risques d’inondation et réduit la recharge des nappes phréatiques. Des solutions comme les sols perméables, les bassins de rétention, ou les toitures végétalisées sont progressivement intégrées dans les projets d’aménagement.

Les projets récents ou en cours
  • La réhabilitation des collecteurs B et D (2018-2022), pour un montant total de plus de 7 millions d’euros
  • La création d’une interconnexion avec les réseaux départementaux (2022), pour optimiser le transport des eaux usées vers les stations d’épuration
  • Le dévoiement du collecteur B sous l’échangeur de la Manufacture (2023), pour s’adapter aux nouveaux aménagements urbains du secteur
  • La réhabilitation des 921 mètres de collecteurs qui passent en centre-ville, démarrée en septembre dernier et qui s’achèvera au printemps 2026

Ces travaux, souvent techniques, sont pourtant indispensables : ils garantissent la salubrité publique, protègent la Seine des rejets polluants, et préparent ces infrastructures aux défis des décennies à venir.

Rendre les sols plus perméables

Le square Carrier-Belleuse intègre désormais un bassin de rétention paysager, alimenté en continu par de l’eau de source naturelle, qui permet de :

  • Stocker les eaux de pluie pour limiter les ruissellements et les inondations.
  • Créer un espace de biodiversité : le bassin abrite désormais une faune et une flore locales, tout en offrant un cadre agréable aux habitants.
  • Sensibiliser le public à la gestion durable de l’eau.