Michael Albrecht : la livraison locale à vélo

De sa passion pour le vélo est née une idée : pourquoi ne pas proposer un service de livraison aux Sévriens ? Depuis septembre dernier, Michael
Albrecht sillonne les rues de la ville – et des alentours – pour livrer entreprises et particuliers. Un engagement local qui séduit les commerçants.

Un nouveau service de livraison gratuit offert aux Sévriens à partir de 40€ d’achats

À titre de test, la Ville a donc décidé de s’allier à Micha Coursier et aux associations de commerçants du centre-ville et du marché Saint-Romain, pour financer les premières dizaines de livraisons à vélo.
Jusqu’à l’été, les commerçants adhérents pourront donc proposer la livraison gratuite à leurs clients sévriens pour un minimum d’achat de 40 euros. Une fois vos achats faits en magasin, n’hésitez pas à leur demander s’ils proposent ce service. « Équipé d’une caisse et d’une remorque fermée, je propose tout type de livraisons avec un forfait adapté selon la charge et le lieu choisi. L’on peut faire appel à mes services du mardi au samedi, en journée ou en soirée », explique Michael Albrecht. Cet engagement pour le commerce local va de pair avec un engagement écologique fort, qui lui tient particulièrement à cœur. « Avec mon vélo, je vais à la rencontre des gens et je crois profondément que le service de proximité a un bel avenir devant lui », conclut-il.

Livraison Michael Albrecht
06 88 86 17 00 – michaelcoursiersevres@gmail.com

Faites une esc@le Nature(S)

En mai, l’esc@le met la nature à l’honneur avec un programme spécial composé d’expositions, d’ateliers et de balades. Un mois de mai pour découvrir, apprendre et agir : la nature n’a jamais été aussi proche de la ville !

À travers le cycle « Nature(S) en ville », les jeunes sévriens sont invités à explorer les multiples facettes du vivant, entre contemplation artistique et sensibilisation écologique. Expositions immersives, ateliers créatifs et rencontres inspirantes : de multiples propositions pour apprendre, créer et s’engager pour donner toute sa place à la biodiversité.

Des expositions à ne pas manquer

Dès le 11 mai, plusieurs expositions seront visibles dans différents lieux de la ville.

À l’esc@le

Quand la ville dort vous révèlera la vie nocturne des animaux sauvages en ville. Renards, blaireaux ou hérissons investissent nos rues une fois la nuit tombée. Une plongée visuelle dans un monde méconnu, à travers les clichés de Nicolas Davy et des agents d’Île-de-France Nature.
La nature remarquable de Sèvres met en lumière la cohabitation de la nature et de la ville à Sèvres, à travers archives et illustrations. Les jeunes du Pôle Animation Jeunes y exposent leurs dioramas saisonniers, une création 3D représentant une cascade, le tout agrémenté de décorations florales.

Sur les grilles du collège (jusqu’au 30 juin)

Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France est une invitation à comparer nos paysages locaux à des lieux lointains : les cerisiers de la Butte de Marsinval rappellent ceux
d’Hokkaido, le sol rouge de la forêt de Verneuil évoque la Guyane…

Des ateliers pour passer à l’action

Le 27 mai, deux ateliers « Cosmétiques naturels » permettent de fabriquer soi-même baume à lèvres ou déodorant, tout en décryptant les étiquettes des produits du commerce. Un créneau (14h30–15h30) est réservé aux jeunes du pôle animation, un autre (16h–17h) est ouvert à tous, sur inscription. Une activité proposée par la Maison de la Nature et de l’Arbre de GPSO, pour s’initier à l’éco-consommation.
Le 30 mai, l’atelier « Tous en cuisine ! »
(10h–13h30) propose de cuisiner des recettes anti-gaspillage à partir d’invendus. Une façon ludique de prendre conscience des enjeux environnementaux, avec un arbre à idées pour partager ses astuces. Atelier proposé par le Syctom.

Balade et conférence pour finir en beauté

Le 23 mai, la balade Les oiseaux du parc Brimborion organisée par GPSO (10h30–12h30, sur réservation) permet d’observer la biodiversité locale avec des jumelles prêtées. Le parc, labellisé « éco-jardin »
depuis 2025, offre une vue imprenable sur le val de Seine.
Le 29 mai à 18h30, les Archives municipales vous proposent une conférence pour retracer l’histoire de Sèvres et son rapport à la nature, des origines agricoles à aujourd’hui.

Ce qu’il faut retenir
  • Expositions :
    • « Quand la ville dort » et « La nature remarquable de Sèvres » : du 11 au 30 mai à l’esc@le.
    • « Voyage dans les espaces naturels d’Île-de-France » : du 11 mai au 30 juin sur les grilles du collège de Sèvres.
  • Ateliers
    • DIY Cosmétiques naturels : mercredi 27 mai, 14h30–15h30 (jeunes du pôle animation) et 16h–17h (tout public, sur inscription).
    • Atelier « Tous en cuisine ! » : samedi 30 mai, 10h–13h30, en continu.
  • Balade
    « Les oiseaux du parc Brimborion » : vendredi 23 mai, 10h30–11h30 et 11h30–12h30, sur réservation au 0 800 10 10 21 (numéro gratuit).
    Rendez-vous au parc de Brimborion, 23, avenue de la Division-Leclerc, Sèvres.
  • Conférence :
    Les Archives municipales présentent Sèvres, des origines agricoles à
    aujourd’hui : vendredi 29 mai à 18h30 à l’esc@le.

Dépose du réseau cuivre : pensez à vous fibrer !

Dans le cadre de la modernisation des infrastructures, le réseau cuivre est progressivement déposé à Sèvres. Si votre logement n’est pas encore raccordé à la fibre, nous vous invitons à contacter sans tarder votre opérateur (Orange, SFR, Free, Bouygues) pour organiser votre migration. Cette démarche permettra d’éviter toute interruption de votre accès téléphone ou internet.

Vous êtes nouveau Sévrien ? Inscrivez-vous à la visite du 30 mai !

Vous habitez à Sèvres depuis moins d’un an et vous souhaitez mieux connaître votre ville ? Nous vous invitons à une après-midi pour découvrir le centre-ville et rencontrer vos élus. Les inscriptions sont à faire avant le 23 mai sur le site de la ville ou en remplissant le formulaire
disponible à l’accueil de l’hôtel de ville.

Estelle, baptisée sur le chantier de Sèvres

Dans le cadre du réaménagement de l’échangeur de la Manufacture de Sèvres, porté par le Conseil départemental des Hauts-de-Seine, le SEDIF (Syndicat des eaux d’Île-de-France) a lancé d’importants travaux de modernisation de son réseau de transport d’eau potable. Pour mener à bien cette opération, le Syndicat utilise une technique innovante : le micro-tunnelier, baptisé « Estelle » le 14 avril 2026 lors d’une cérémonie sur le chantier, en présence de Luc Strehaiano, premier Vice-Président du SEDIF, Grégoire de la Roncière, maire de Sèvres, Pierre-Christophe Baguet, maire de Boulogne-Billancourt, Hervé Lemoine, président des Manufactures nationales, et d’Estelle, la marraine du micro-tunnelier, comme le veut la tradition des mineurs de fond. Ce dernier creusera à 15 mètres de profondeur sur 115 mètres pour poser deux nouvelles canalisations en acier de 400 mm de diamètre, le tout sans perturber la circulation sur cet axe très fréquenté. Ce chantier, d’un montant de 11,7 M€ HT, s’inscrit dans une coordination étroite avec les travaux départementaux (élargissement du Pont de Sèvres, création d’un bassin PPRI, terrassements rue Troyon). Le SEDIF doit en effet dévier une canalisation existante de 800 mm de diamètre, située sur le tracé des nouveaux aménagements.
Grâce au micro-tunnelier, les travaux seront réalisés sans tranchée, limitant ainsi les nuisances. Deux puits de 15 mètres de profondeur ont été creusés pour permettre à la machine de forer sous terre. Cette technique garantit le maintien de l’alimentation en eau potable pour les 60000 habitants de Sèvres, Chaville et Viroflay.

Plus d’informations : www.sedif.com

Les lignes 15 Sud et Ouest en approche

Les essais des rames de la future ligne complètement automatisée s’intensifient et les gares se finalisent : la ligne 15 Sud entre dans sa dernière ligne droite avant son ouverture pour relier le Pont de Sèvres à Noisy-Champs. Pendant ce temps, la ligne 15 Ouest s’apprête à démarrer ses travaux de creusement au départ de Sèvres en direction de Rueil.

Ligne 15 Sud : les dernières étapes avant l’ouverture prévue courant 2027

Les essais s’intensifient : les trains testent leurs performances (freinage, roulage à grande vitesse avec 120 km/h atteints en avril 2026), ainsi que les essais en pleine charge et acoustiques. Cet été, les tests de roulage en mode automatique débuteront, puis s’étendront à l’ensemble de la ligne à l’automne. Côté gares, les finitions battent leur plein :

À la gare Pont de Sèvres :

  • Tous les escaliers mécaniques et fixes sont posés.
  • La pose des habillages, revêtements muraux et la signalétique sont en cours dans les espaces de circulation.
  • À partir de juin : pose des équipements voyageurs (automates de vente, lignes de contrôle, mobilier) et installation du point d’accueil.
  • Les 3 accès depuis l’extérieur seront achevés au cours de l’été 2026 pour un accès fluide et sécurisé.

Sur l’ensemble de la ligne 15 Sud :

  • 299 escaliers mécaniques posés, 15/17 points d’accueil installés.
  • Pose des équipements et de la signalétique accélérée dans toutes les gares : 700 équipements en moyenne par gare, tous testés et raccordés au poste de commandement centralisé à Champigny.
Ligne 15 Ouest : le creusement démarre

Le tunnelier Tiphaine, baptisé le 15 avril à Sèvres en présence de Grégoire de La Roncière, maire de Sèvres, d’Éric Berdoati, maire de Saint-Cloud, de Georges Siffredi, président du Département des Hauts-de-Seine et de Stéphanie Marivain, sous-préfète des Hauts-de-Seine, entamera son creusement depuis le puits Île-de-Monsieur. Le positionnement de ce puits est une vraie prouesse technique car il a dû s’intégrer entre la RD7 et la ligne de tram en réduisant au maximum l’impact pour les usagers passant à proximité. À 30 mètres de profondeur et à une vitesse de 12 mètres par jour, ce tunnelier de 110 m de long parcourra 5,1 km jusqu’à la future gare Rueil-Suresnes Mont-Valérien, avec une arrivée prévue en 2028. À terme ce tronçon sera effectué en 6 minutes ! Et arriver à Saint-Denis Pleyel vous en prendra seulement 26. De quoi vraiment vous faciliter les déplacements de banlieue à banlieue.

Une tradition héritée des mineurs
Comme le veut la coutume, le tunnelier a été baptisé avant sa mise en service. Cette tradition, inspirée des mineurs de fond, consiste à donner un prénom féminin à ces machines avant de les envoyer sous terre. Un geste symbolique, pour créer un lien avec ces engins dont dépend la réussite des travaux, et rendre hommage à ceux qui, autrefois, œuvraient dans les galeries obscures.

Pour suivre l’avancée des travaux : www.grandparisexpress.fr

Directeur des services techniques (F/H) – mise en ligne le 24 avril 2026

Sèvres, une ville à taille humaine avec de grandes ambitions.

Nichée au cœur de la vallée de la Seine, à deux pas de Paris et adossée à la forêt de Meudon, Sèvres est une ville de caractère : riche de son patrimoine historique, dotée d’un cadre de vie exceptionnel, et pleinement inscrite dans la dynamique du Grand Paris Seine Ouest. Ses habitants bénéficient de services publics de qualité, portés par une collectivité qui investit durablement dans son territoire.

Dans ce contexte, la Ville recrute
son Directeur des Services Techniques (F/H),
acteur clé du développement et du maintien d’un cadre bâti et urbain exemplaire.

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Gardien d’équipement sportif (F/H) – mis en ligne le 23 avril 2026

La ville de Sèvres recrute un gardien d’équipements sportifs  (H/F)
pour la direction des relations publiques et des loisirs,
service des sports

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Tribunes libres – Avril 2026

Tribune de la Majorité

Merci et au travail !

Le 22 mars dernier, vous avez été 4290 électeurs et près de 52% à voter pour la liste « Sèvres, notre ville, tous ensemble ». C’est une magnifique victoire dans le cadre d’une triangulaire. Sur les 15 villes du département confrontées à une triangulaire, seules 5 listes ont réussi à passer le cap de 50%. Cette claire marque de confiance témoignée par plus d’un électeur sur deux ratifie d’abord votre approbation du bilan que nous portions. À ce titre, je souhaite saluer l’essentiel des élus sortants qui ont pris leur part dans le travail accompli ces six dernières années.
Ce succès manifeste en premier lieu votre adhésion à notre maire qui se représentait. Vous le connaissez depuis douze ans maintenant. Il manifeste également votre confiance en l’équipe qui vous était proposée. Renouvelée pour moitié, cette équipe des 27 élus qui forment la majorité municipale comporte tout à la fois de jeunes élus trentenaires ou moins et des élus plus expérimentés. Sa moyenne d’âge est de 46 ans. Sa diversité se traduit au travers des profils qui la constituent :
certains arrivent une expérience du privé, d’autres du public, d’autres encore sont entrepreneurs à leur compte. Ils représentent toute la diversité de nos quartiers et bon nombre ont des expériences associatives sévriennes importantes.
Le 22 mars, vous n’avez pas simplement voulu manifester votre approbation d’un bilan municipal, ou votre adhésion à un maire et à son équipe renouvelée, vous avez également très clairement manifesté votre approbation du programme porté par notre liste et de ses 100 propositions concrètes, précises et financées qui seront mises en œuvre progressivement tout au long des six prochaines années.
Nous terminerons cette première tribune en confessant l’état d’esprit qui nous anime et qui nous animera tout au long du mandat : nous pensons que la majorité municipale n’a pas le monopole des bonnes idées. Il nous semble en effet que, pour réussir, un élu doit aborder sa mission avec humilité, un grand sens de l’écoute et de l’intégrité, le souci permanent de solutions adaptées à la réalité du territoire qu’il représente. C’est dans cet état d’esprit, avec la volonté de servir tous les Sévriens, sans exclusive d’aucune sorte, que nous abordons le mandat que vous nous avez confié. Nous vous remercions de votre confiance.

Vos 27 élus de la majorité

Réveiller Sèvres

Vos cinq élus pour Réveiller Sèvres
Au soir du second tour des élections municipales, 2629 Sévriennes et Sévriens ont choisi de faire confiance à notre liste Réveiller Sèvres. Je veux ici les en remercier sincèrement.
Ce résultat est d’autant plus marquant que notre démarche était singulière. Nous sommes partis de rien. Sans soutien d’aucun parti politique, sans appareil, sans moyens comparables à ceux de la majorité sortante. Mais avec une conviction : Sèvres mérite mieux que l’immobilisme et les promesses sans lendemain.
Notre liste citoyenne s’est construite autour de femmes et d’hommes profondément attachés à leur ville. Pour beaucoup, ils ne se connaissaient pas avant cette aventure. Ils viennent d’horizons différents, avec des sensibilités variées, des parcours professionnels et personnels riches, et tous partagent le même désir : voir Sèvres progresser, concrètement, utilement, pour tous ses habitants.
En quelques semaines, nous avons su bâtir un collectif solide, élaborer un projet crédible et désirable, et aller à votre rencontre dans tous les quartiers. Ces échanges, parfois exigeants, souvent chaleureux, ont nourri notre programme et renforcé notre détermination. Ce sont eux, avant tout, qui ont rendu possible ce résultat.
Avec 32 % des suffrages et 5 élus au conseil municipal, vous avez fait émerger une voix nouvelle. Une voix indépendante, libre, qui ne doit rien à personne sinon à celles et ceux qui lui ont accordé leur confiance.
Nous saurons être à la hauteur de cette responsabilité.
Nous ne serons pas dans l’opposition systématique. Ce n’est ni notre conception de la politique locale, ni ce que vous attendez de nous. Nous serons un groupe de proposition, capable de soutenir ce qui va dans le bon sens, mais aussi d’alerter, de questionner et de contester lorsque cela sera nécessaire, toujours avec sérieux et dans l’intérêt général.
Nous porterons vos préoccupations, qu’il s’agisse de la réussite de vos enfants, du bien-être des ainés, de la protection de tous et de votre sécurité, des investissements nécessaires à nos équipements publics, de la transparence de l’action municipale. Sur chacun de ces sujets, nous continuerons à faire des propositions concrètes et à demander des comptes.
Nous serons exigeants, vigilants, et toujours guidés par un seul objectif : être utiles à Sèvres et à ses habitants.
Cette exigence, nous la porterons dans chaque conseil municipal, dans chaque commission, sur chaque sujet qui engage l’avenir de notre ville. Nous le ferons avec sérieux, avec constance, mais aussi avec un esprit constructif, fidèle aux valeurs de notre collectif.
Car Réveiller Sèvres, ce n’est pas seulement le projet d’une campagne éléctrorale. C’est une exigence qui s’inscrit dans la durée. Une manière d’agir, de proposer et de construire autrement.
Et cette ambition, nous continuerons à la faire vivre, avec vous.

Denis Moron, Marie-Agnès Gallais, Ghislain Beaugrand-Gerin, Anne d’Almeida Araujo, Francis Waerniers
www.reveillersevres.com

Agir pour Sèvres

Merci de votre confiance qui nous permet de vous représenter au conseil municipal. Nous y continuerons notre travail d’élu.e.s et porterons la voix des Sévriennes et Sévriens. Lors du conseil d’installation nous avons réaffirmé nos valeurs, annoncé nous poser en minorité exigeante et constructive.
Grâce à une prime de 50% des sièges, le système électoral offre les ¾ des sièges à la liste arrivée en tête. La réforme des élections de Paris, Lyon et Marseille a baissé cette prime à 25%. La majorité dans cette configuration aurait obtenu 22 sièges, l’autre liste de droite 8 et Agir pour Sèvres 5. Rien qui puisse remettre en cause l’équilibre politique du conseil mais cela aurait permis une plus juste représentation des suffrages obtenus.
Nous serons très vigilants sur le référendum concernant la destruction de la passerelle. Nous continuerons de nous y opposer comme pour le déplacement du marché au budget pharaonique. Il faut le rénover là où il est, ainsi que son environnement. Le centre administratif ne doit pas être transformé en résidence et en club de sport. Ce serait la disparition des derniers services publics de Sèvres. La sobriété budgétaire exige une réflexion approfondie des investissements. Nous serons attentifs à la mise en place d’une vraie police municipale pour laquelle aucun budget n’est prévu actuellement.
52% des votants se sont opposés aux projets du maire au premier tour. Nous ne contestons en aucune façon son élection, mais invitons nos collègues élus.e.s de la majorité à plus de modestie : cette élection n’a pas été un plébiscite. Nous restons à votre écoute et au service de toute la population.

Catherine Candelier, Anne-Marie de Longevialle Moulai, Frédéric Puzin
www.agirpoursevres.fr

Victor Regnault, un savant aux origines de la photographie

Au XIXe siècle, Victor Regnault, père du peintre Henri Regnault, occupe une place singulière. Chimiste de premier plan, professeur au Collège de France et directeur de la Manufacture de Sèvres, il fut également l’un des artisans des débuts de la photographie en France. À l’occasion du bicentenaire de la photographie, les Archives reviennent sur la vie de cet illustre sévrien.

Un chimiste de génie

Né en 1810 à Aix-la-Chapelle, Victor Regnault manifeste très tôt des aptitudes exceptionnelles pour les sciences. Formé à l’École polytechnique puis à l’École des Mines, il s’impose rapidement dans le paysage scientifique français. Élu à l’Académie des sciences à seulement trente ans, il succède à Gay-Lussac à la chaire de chimie de l’École polytechnique avant d’être nommé professeur de physique au Collège de France.
Ses travaux sur la vapeur d’eau, la thermodynamique et l’hygrométrie constituent des références durables. En établissant avec précision les relations entre température, pression et chaleur latente, il fournit aux ingénieurs les bases nécessaires au perfectionnement des machines à vapeur. Ses recherches, fondées sur la mesure rigoureuse et l’expérimentation méthodique, témoignent d’une conception exigeante de la science, où l’observation doit être confirmée par l’exactitude des données.
Cette rigueur intellectuelle façonnera également son approche de la photographie, qu’il abordera comme un champ d’investigation scientifique autant que comme un procédé de représentation.
Son implication dans les débuts de la photographie
Vers 1826, Joseph Nicéphore Niepce est le premier à avoir réussi à capter et garder une image photographique. En 1838, il faut attendre l’invention du Daguerréotype par Louis Jacques Mandé Daguerre pour que la photographie fasse son entrée à l’Académie des Sciences (7 janvier 1839). Dès lors, Regnault s’intéresse aux procédés photographiques naissants. Il expérimente le calotype mis au point par William Henry Fox Talbot, fondé sur le principe du négatif sur papier, et suit attentivement les perfectionnements proposés par Louis Désiré Blanquart-Evrard.
Vers 1847, il réalise ses premières épreuves : portraits de savants, vues architecturales, paysages de Sèvres et des environs. Son œuvre se distingue par une grande sobriété formelle comme en témoigne les illustrations provenant des Archives municipales. Loin des effets picturaux recherchés par certains contemporains, il privilégie la précision descriptive et la clarté des formes.
Grâce à ses compétences de chimiste, il contribue à améliorer les procédés de développement et s’intéresse à l’usage de nouveaux composés chimiques dans la production d’épreuves positives. En 1855, il devient le premier président de la Société française de photographie, participant ainsi à la structuration institutionnelle d’un médium encore récent. Sous son impulsion, la photographie s’inscrit dans un dialogue étroit avec le monde savant.

Directeur de la Manufacture

Nommé en 1852 directeur de la Manufacture impériale de Sèvres par Napoléon III, Regnault introduit la photographie au sein de l’établissement. Elle sert d’abord d’outil documentaire et de source d’inspiration pour les peintres et décorateurs : recueils de fleurs, d’animaux ou vues de paysages sont acquis afin d’enrichir les modèles iconographiques.
Très vite, un laboratoire photographique est installé à la Manufacture. Les ateliers, les œuvres et les paysages environnants font l’objet de campagnes systématiques de prises de vue. Cette activité contribue à l’émergence de ce que l’on désignera plus tard comme l’« École de Sèvres », caractérisée par son ancrage scientifique, son indépendance à l’égard des conventions picturales et son attachement à la calotypie.
Au cours de la guerre franco-prussienne, son fils, le peintre Henri
Regnault, est tué lors de la bataille de Montretout-Buzenval (19 janvier 1871). Cette disparition bouleverse profondément le savant et l’opinion publique. Par délibération du 29 juin 1888, la ville de Sèvres donne le nom d’Henri Regnault à l’avenue située en face de la cour d’honneur de l’ancienne manufacture, afin de rendre hommage à la famille.