Tribunes libres – Mai 2026

Tribunes libres – Mai 2026

Tribune libre
Publié le 29 avril 2026 Modifié le 29 avril 2026

Sommaire

Tribune de la Majorité

Des investissements d’avenir sans augmentation fiscale et sans appel à la dette !

Le budget 2026 de la Ville vient d’être adopté, au lendemain des élections municipales. Si on analyse l’évolution de ce budget sur les 12 dernières années et qu’on le compare à celui des 39 autres villes de même taille de la Métropole du Grand Paris, on constate que les dépenses réelles de fonctionnement de Sèvres progressent 3 fois moins vite que pour la moyenne des autres villes (et 2 fois moins vite que l’inflation !). Les dépenses de personnel sont quant à elles inférieures de 17% à la moyenne des villes de même taille : elles ont progressé près de 3 fois moins vite que l’inflation entre 2014 et 2025, les effectifs de la mairie étant réduits de 8,5% sur la période.
Cette année 2026 sera dans le fil des années antérieures : nos dépenses de personnel ne progressent pas d’1 euro, nos charges à caractère général baissent de 2% et le total des dépenses réelles de fonctionnement de la ville baisse de 3% par rapport à l’année dernière. Le résultat est que le taux de la taxe foncière de Sèvres reste stable et inférieur de près de 40% à la moyenne nationale.
Le tout sans remise en cause de notre exigence de fournir un service public de qualité. Preuve en est la 15e place obtenue par Sèvres dans un palmarès « où élever ses enfants près de Paris » publié par Le Figaro le 22 janvier dernier et établi sur la base de 43 critères très variés tels que l’éducation, les loisirs, la culture, le sport, les transports, les commerces, le cadre de vie, … en comparaison avec les 160 villes d’Ile-de-France situées à moins d’une heure de Paris. Preuve en est également le classement de Sèvres à la 116e place des « Villes où il fait bon vivre » (sur les 34 827 communes de France) dans un palmarès établi le 1er février dernier dans Le Journal du
Dimanche.
Comme l’année dernière, cette bonne tenue du budget de la ville permet à la majorité que vous venez de reconduire pour les six prochaines années de ne pas augmenter le taux de la taxe foncière, et ce dans un contexte de désengagement continu de l’État, à hauteur de 587000 euros pour 2026, après 920000 euros en 2025. (En cumulé, le désengagement de l’État représente plus de 32,5 millions d’euros pour Sèvres depuis 2014).
Cette bonne tenue des finances de la Ville nous permet en premier lieu de poursuivre nos investissements pour atteindre une baisse de la consommation énergétique de nos bâtiments municipaux de près de 45% d’ici à 2030 (nous sommes déjà à -37% depuis 2014). Cet objectif sera tenu, il exige des investissements conséquents année après année. En second lieu, nous poursuivons les investissements de la ville dans nos écoles et nos crèches. C’est ainsi qu’une première tranche de rénovation du groupe scolaire Cotton est inscrite à hauteur de 570000 euros, de même sont inscrites la rénovation et la végétalisation de la cour de l’école Gambetta B, des études pour la création d’une salle d’évolution et d’un accueil de loisir à Croix-Bosset ainsi que des études pour la rénovation de la crèche de la roseraie : nous souhaitons que Sèvres soit une ville toujours plus accueillante pour les familles. Enfin, troisième objectif tenu grâce à un budget d’ores et déjà provisionné : avancer résolument dans la refonte de notre centre-ville pour que celui-ci soit plus vert, plus accessible et plus convivial. Vous serez interrogés à son sujet dans le courant du mois de juin. Dans le même temps, et c’est notre quatrième objectif, la Ville entretient son patrimoine ; elle y consacre près de 3 millions d’euros par an. Pour exemple, 350000 euros sont inscrits pour la rénovation énergétique et la mise en accessibilité du gymnase des Postillons, 220000 euros pour la rénovation énergétique et la mise en accessibilité de la piscine ainsi que 200000 euros pour l’extension et la renaturation de notre cimetière. L’essentiel de ces 3 chantiers interviendra en 2027. Le tout sans appel à la dette, celle-ci ayant
fondu de 88% depuis 2014, passant de 19,4 à 2,3 millions d’euros fin 2026.
Gérer une ville de manière responsable, c’est tenir le cap dans la durée, quels que soient les aléas. Cela suppose de faire des choix, parfois difficiles, et de remettre régulièrement en question nos façons de faire. La diminution des effectifs municipaux, par exemple, n’a été possible qu’en modernisant notre organisation et en concentrant nos moyens sur l’essentiel : un service public de qualité, accessible à tous.
Car c’est bien là l’essentiel. La rigueur budgétaire n’est pas une fin en soi. Elle est un moyen au service d’une ambition :
préserver et améliorer concrètement le cadre de vie des Sévriens.

Vos 27 élus de la majorité

Réveiller Sèvres

Non à la destruction du Pont
Le projet de centre-ville de la majorité devrait être lancé en ce début de 3e mandat, mais l’avenir du Pont du 8 mai 1945 bloque son avancée. A la question du groupe Réveiller Sèvres sur les modalités de la consultation sur son avenir, nous a été répondu que ce vote se ferait sur la base de la liste électorale, sur papier par correspondance en juin prochain, et que lors du Conseil municipal de la rentrée, les groupes élus « voteront pour ou contre l’avis de la population » (sic !)
La mobilisation autour du maintien du Pont constitue donc un point de vigilance et une urgence. Son sort sera scellé dans moins de deux mois et les conséquences de sa destruction, ou fermeture à la circulation, seraient nombreuses, impactantes et irréversibles pour tous les Sévriens.
Cet ouvrage fait bien plus que remplir ses fonctions premières. Il favorise les déplacements des personnes à mobilité réduite, sécurise la traversée de la RD910 et facilite l’accès aux commerces sur chaque côté. Au-delà, véritable trait d’union entre les deux côteaux, il incarne l’unité de notre ville et de ses habitants.
Concernant la circulation, l’étude d’impact commandée par la majorité elle-même est sans appel : l’engorgement au niveau du Rond-Point de la Mairie, déjà saturé, générera 400 à 600 mètres de file d’attente supplémentaire aux voitures et bus aux heures de pointe. L’étude chiffre +15 minutes de trajet sur la descente de Ville d’Avray jusqu’au rond-point. Plus grave, pour lisser cet effet entonnoir, des mesures compensatoires sont proposées : rallonger la durée des feux rouges sur la rue de Ville d’Avray, afin de faire remonter les bouchons ! Autre proposition : créer une deuxième voie d’accès entre la rue de l’Eglise et le Rond-Point de la Mairie déjà congestionné.
Cette étude n’a pas été rendue publique et les communes voisines non consultées. Et elle n’intègre pas l’impact des travaux du marché à cet emplacement, ni la gêne occasionnée par son activité future, la suppression de 20 places de stationnement ou la dégradation de la qualité de l’air.
Economiquement, comment imaginer que les commerçants sévriens, déjà fragilisés, ne souffrent pas de ces travaux pharaoniques et de la paralysie du centre-ville ?
Financièrement enfin, les errances coûtent très cher : un report de provision pour le projet Coeur de Ville paralyse chaque année notre budget d’investissement à hauteur de près de
20 millions, sur les 30 prévus. En clair, la capacité d’investissement annuelle de la commune se trouve amputée des deux tiers, ce qui explique le retard considérable sur tous les autres travaux. A ce bilan, il convient de rajouter le coût de destruction du Pont, soit 3,5 millions d’euros.
Vos 5 élus et le mouvement Réveiller Sèvres restent très vigilants sur l’évolution de ce projet central et décisif pour notre ville, son attractivité et votre confort. Vous pouvez compter sur nous.

Denis Moron, Marie-Agnès Gallais, Ghislain Beaugrand-Gerin, Anne d’Almeida Araujo, Francis Waerniers
www.reveillersevres.com

Agir pour Sèvres

Premiers abandons post élection
Les trois premiers conseils municipaux qui se sont déroulés depuis l’élection de fin mars nous ont permis de constater que si une partie de l’équipe majoritaire a été changée, la stratégie reste la même. Les belles paroles du maire sur son souhait de « rassembler » se sont vite fracassées sur des pratiques bien peu démocratiques à l’égard des représentants d’autres sensibilités. Il en est ainsi sur la consultation concernant l’avenir de la passerelle du 8 mail 1945 qui se déroulera en juin : nous avions proposé d’y être associés afin d’exprimer notre point de vue sur les supports officiels de la communication de la ville. Fin de non-recevoir.
Le budget 2026 de Sèvres ne marque pas lui non plus de rupture dans les politiques menées : peu d’investissements seront réalisés sur le patrimoine de la ville et 7 millions seront en revanche versés à la société publique locale chargée de l’opération du centre-ville. Sans doute s’agira-t ’il cette année de commencer l’acquisition de propriétés privées pour mener à bien le projet, mais nous n’en savons pas plus et la majorité se garde bien de sortir de l’opacité habituelle. Le budget ne prévoit pas de recrutement de policiers municipaux supplémentaires, pourtant promis il y a quelques semaines. Il ne tient pas compte de la crise internationale et de ses répercussions sur le pouvoir d’achat des Sévriennes et Sévriens. Nous le déplorons car notre ville pourrait mieux accompagner les habitant-es en difficulté.
Bref, le nouveau mandat s’annonce comme les précédents : trop peu d’actions seront menées pour le bien être quotidien des Sévriennes et Sévriens.

Catherine Candelier, Anne-Marie de Longevialle Moulai, Frédéric Puzin
www.agirpoursevres.fr