Tribunes libres – Janvier 2026
Sommaire
Tribune de la majorité
Bonne année 2026 à Sèvres !
Pour commencer cette nouvelle année, nous vous invitons à imaginer le cheminement d’un Sévrien au travers de la ville, dans un an, en janvier 2027. Partant du pont de Sèvres, il y constatera d’abord l’ouverture imminente, en avril 2027, de la station Pont de Sèvres de la ligne 15 Sud du Grand Paris Express. A contrario, il constatera la fermeture du musée national de céramique, fermé pour une rénovation totale de son parcours muséal. Il repèrera également le périmètre du nouveau bassin de baignade en Seine prévu pour ouvrir à l’été 2028 et s’intéressera aux travaux entrepris depuis janvier 2026 par le département sur l’échangeur autoroutier de la Manufacture pour y créer progressivement 1?950 mètres d’aménagements cyclables, 1?850 mètres d’aménagements piétons et près d’un hectare de jardins à la française devant le musée national de céramique. Il constatera, entre autres avancées, que l’autopont qui reliait la RN118 à la RD7 a été supprimé. Poursuivant sur la Promenade des Jardins ouverte depuis 2024, il s’intéressera aux travaux entrepris par GPSO dans le « jardin du fleuriste » pour y installer ses serres et requalifier l’ensemble du site. Il sait qu’à la livraison des travaux, un cheminement ouvert au public y sera proposé, ainsi que la découverte d’une serre de collections. Poursuivant sa déambulation, il passera devant le Sel où il n’aura pas le temps d’aller y découvrir sa nouvelle salle de spectacles de 71 places, et passera ensuite devant la nouvelle façade de
l’Esc@le, équipement désormais accessible aux personnes à mobilité réduite. En s’engageant ensuite dans la rue Victor-Hugo, il jettera un œil sur la nouvelle cour de récréation végétalisée de l’école Gambetta A livrée à l’été 2026. Arrivé en centre-ville, il remarquera l’ouverture depuis le mois de septembre d’une nouvelle « Maison des Seniors » et d’un club-senior, juste à côté de la galerie du théâtre. Il notera également qu’après la déconstruction du Tabac de la Mairie, un concours d’architecte est en cours pour doter la ville d’une nouvelle halle de marché lumineuse et bien visible. Poursuivant sa pérégrination vers Chaville, il y remarquera l’ouverture depuis le mois de septembre 2026, au pied de l’hôpital de Sèvres, d’une nouvelle maison de santé pourvue de 6 cabinets médicaux. Quatre nouveaux médecins généralistes arrivés en septembre y exercent d’ores et déjà, juste à côté du centre d’imagerie médicale flambant neuf ouvert en 2025. Puis, montant vers le quartier des Bruyères, il appréciera la rénovation thermique en cours des 2 écoles du groupe scolaire Cotton et la réfection depuis l’été 2026 du terrain de proximité situé juste à côté du stade Jean- Wagner. Il aura remarqué au préalable les travaux lancés au cimetière depuis l’été et visant à l’agrandir et à le renaturer. Terminant son tour de ville, il se dira que 2026 aura été une nouvelle bonne année pour sa ville et que Sèvres continue de se transformer pour offrir à ses habitants un cadre de vie toujours plus beau, plus vert et plus proche de leurs attentes.
Bonne année à tous !
L’équipe de la majorité (29 élus non-inscrits ou membres de LR, du MoDem, de RE et de l’UDI)
Tribunes des oppositions
Groupe Sèvres en transition
Centre-ville : l’urgence de la transparence
En avril 2025, nous avons demandé à la Société Publique Locale Val de Seine Aménagement, en charge du projet Cœur de Sèvres, la communication de l’ensemble des études réalisées. La liste de ces études avait été fournie lors d’une réunion publique en 2023. Malgré notre statut d’élu-es, cette demande a été partiellement refusée, nous obligeant à saisir la Commission d’Accès aux Documents Administratifs (CADA). L’avis rendu par celle-ci est clair :
« Les études et les diagnostics réalisés par ou à la demande d’une collectivité publique en vue de la réalisation de projets de travaux ou d’aménagement sur son territoire constituent des documents administratifs communicables à toute personne qui en fait la demande. »
Cet avis rappelle une évidence : dans une démocratie, les projets publics doivent être portés par la transparence et la participation. Pourtant, à Sèvres, le fonctionnement est pour le moins opaque : les choix réalisés pour le réaménagement du centre-ville se font sans ou contre l’avis des habitant-es et il est soigneusement évité de rendre publics les éléments qui les ont orientés.
Les documents qui ont été fournis sur papier sont presqu’illisibles, certains ne correspondent pas à notre demande. Et des questions subsistent : à quels autres usages sont destinés les locaux du bâtiment du marché ? Une enquête publique est-elle prévue dans la procédure ? Quel devenir pour le centre administratif ?
Ces pratiques posent une question fondamentale : comment élaborer un projet d’intérêt général si les habitant-es, concerné-es au premier chef, n’ont pas accès aux informations nécessaires pour comprendre, débattre et contribuer ? L’opacité ne profite à personne. Elle alimente la défiance, les rumeurs et, in fine, affaiblit la qualité des projets. A l’inverse, la transparence permet d’enrichir les projets grâce à l’expertise des citoyen-nes et de restaurer la confiance entre les élu-es et les habitant-es. La transparence n’est pas une option, mais une exigence démocratique.
De nombreuses villes ont choisi le camp de la transparence, les documents sont accessibles, les débats sont ouverts et les projets en sortent renforcés. Pourquoi à Sèvres est-ce différent ?
Engager 48 millions de fonds publics (a minima) cela ne doit pas se faire sans écouter et prendre en compte vraiment l’avis des Sévriennes et les Sévriens sur leurs attentes et leurs besoins. Les investissements doivent être réalisés dans tous les quartiers et pour toutes et tous.
En ce début d’année, nous vous souhaitons beaucoup de bonheurs, une bonne santé et nous formons l’espoir d’une ville qui se pense et se construit différemment !
Catherine Candelier, Jean Duplex, Anne-Marie de Longevialle Moulaï, Frédéric Puzin
https://www.facebook.com/Sevresentransition/
Pour Sèvres
Bonne année 2026 à toutes et tous. Souhaitons qu’elle soit celle du réveil de Sèvres. Depuis deux ans, le maire sortant multiplie réunions et dépliants pour promouvoir un projet de centre-ville qui prévoit, contre l’avis d’une majorité de Sévriens, la destruction du pont du 8 mai 45. Pour faire taire toute alternative, il a martelé pendant des mois qu’il était voté et impossible d’en changer. Pourtant, à l’approche des municipales, il semble envisager une autre option.
Nous l’appelons à revenir à un projet réaliste, plus rapide et moins coûteux, que nous défendons depuis six ans. Nos solutions et la vidéo sur le bilan du maire sortant sont sur poursevres.fr.
Denis Moron