Véronique Betton : Sèvres sous le pinceau

Amoureuse de sa ville, Véronique Betton la croque au gré de ses flâneries dans les rues et les quartiers. Elle invite les Sévriens à (re)découvrir leur cadre de vie à travers une quarantaine d’aquarelles exposées ce mois-ci à la médiathèque.


Véronique Betton a une passion : dessiner les jolis coins de la commune. « Même si j’ai le sentiment de bien connaître Sèvres, je continue de m’émerveiller devant une ruelle oubliée, une demeure remarquable, un vestige du passé. » Dans son atelier, elle crayonne la trame de sa prochaine toile, peint des lieux plus ou moins connus mais tellement sévriens. La cité de la céramique, la ruelle de la Pointe, l’escalier Théodore Deck, la porte du Mail, la place du Colombier prennent forme au bout de son pinceau, baignés de lumière, intemporels et tellement présents. Elle n’omet aucun détail. Le pavé brillant après la pluie, les bourgeons annonciateurs du printemps, le fil à linge pendant d’une façade. Le trait est réaliste, l’œuvre résolument figurative.  Régulièrement invitée au marché de l’art ou lors d’expositions, elle a su séduire nombre de Sévriens. « Je suis sollicitée pour dessiner leur maison, leur rue, leur quartier. » Ce mois-ci, la municipalité lui donne carte blanche pour exposer ses aquarelles à la médiathèque. L’occasion d’apprécier la ville sous un angle parfois inattendu.

Chaque semaine est un marathon. Résidente des Hauts-de-Sèvres depuis trente ans, Véronique Betton y est connue comme le loup blanc. « J’aime rencontrer mes voisins, partager des moments de convivialité ». Ainsi sont nées de nombreuses amitiés, la réputation – aussi – d’une femme toujours prête à rendre service. Chaque semaine pour elle est un marathon : cours de peinture au Groupe d’animation des Bruyères, braderies, accueil des plus défavorisés à l’Entraide sévrienne, investissement aux archives municipales… sans compter ses huit heures de sport, ses répétions à la chorale des Pies Pelettes et sa tribu de quatre « grands » enfants ! Tout s’apaise dans la quiétude de son atelier. La palette et les pinceaux se remettent à l’ouvrage, le geste est précis, un coin de Sèvres prend vie. C’est le fruit de ses années d’apprentissage des bonnes techniques, de ses tâtonnements quand elle croquait tout ce qui lui passait par la tête : visages d’enfants, déserts, danseurs africains, paysages marins, compétiteurs de taekwondo, animaux de la basse-cour… Avant d’aboutir à une certitude : c’est en se focalisant sur son environnement quotidien que Véronique Betton a trouvé son sujet de prédilection. « Il fait bon vivre ici. Je mesure la chance de résider dans une ville qui a su préserver son âme. J’aime à croire qu’en la peignant, je la partage avec les autres. »

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