Tribunes de l’opposition – Septembre 2019

L’héliport de Paris placé sous l’autorité d’Aéroport de Paris voit passer quelques 5 000 vols par an générant des nuisances sonores sur une partie de Sèvres et de GPSO. Des vols certes nécessaires avec la proximité des hôpitaux mais avec aussi des transports de personnalités. Sa concession arrive à son terme en 2024. Quels futurs impacts pour notre territoire si cet héliport est privatisé ?
Nous sommes tous concernés par l’avenir d’ADP, acteur économique majeur, outil important pour la transition écologique, l’avion étant le transport le plus polluant ! C’est la frontière principale de la France, c’est un domaine foncier de près de 7 000 hectares sur lequel la puissance publique ne doit pas perdre la main. ADP dont le CA est en progression et qui rapporte des dividendes à l’État (185 M€) risque d’être bradé comme l’ont été les autoroutes aux dépens des utilisateurs.
Après la procédure d’initiative partagée lancée par les parlementaires socialistes mais aussi au-delà des partis et validée par le conseil constitutionnel, c’est maintenant à nous citoyen.ne.s de signer par internet ou sur papier au chef-lieu de canton la pétition afin d’organiser le premier référendum d’initiative partagée de notre histoire.
Bonne rentrée !

Anne-Marie de Longevialle Moulaï
am.delongevialle@wanadoo.fr
https://partisocialiste-sevres.org
https://place-publique.eu/

La maison brûle…
L’épisode caniculaire que nous avons vécu cet été, les pics de pollution, les événements climatiques extrêmes témoignent de l’urgence écologique. Nous y sommes ! Il ne s’agit plus d’hypothétiques catastrophes futures mais de réalités concrètes.
Face à cette situation, nous ne pouvons rester les bras ballants et poursuivre tranquillement comme si de rien n’était. De nombreuses mesures sont à prendre au niveau communal et intercommunal. Il est urgent d’isoler les bâtiments, la ville de Sèvres dépense chaque année près d’un million d’euros pour chauffer ou refroidir ses immeubles. Il est urgent de répartir plus équitablement la construction de nouveaux logements. Nous avons besoin de plus de logements sociaux et il est anormal qu’ils ne puissent être implantés que dans les quartiers qui sont déjà les plus densément peuplés. Il est urgent de végétaliser la ville de façon à lutter efficacement contre les îlots de chaleur urbain. Des différences de plusieurs degrés sont enregistrées entre les coteaux et le centre-ville.
La municipalité en place ne fait rien de tout cela. Elle freine les investissements utiles, sous prétexte de faire baisser la dette par habitant, alors même que nous sommes deux fois moins endettés que les villes comparables à la nôtre. Elle vend le patrimoine communal, la SEMI ou la gare du Pont de Sèvres, sans affecter ces recettes exceptionnelles à des projets utiles. La rénovation du centre-ville, pour ne prendre que cet exemple, s’apparente plus à une opération de communication qu’à un projet réalisable. Enfin, les dépenses engagées sont à côté de la plaque : 360 000 euros pour restaurer des décors peints au XIXe siècle dans l’église Saint Romain , 3,5 millions d’euros pour créer un restaurant attenant au SEL dont la gestion sera déléguée au secteur marchand !
Il n’est pas possible de continuer à gérer les fonds publics de cette façon, sans concertation avec les habitants. Il importe de prendre la mesure de la réalité et de remettre le citoyen au centre du processus de décision.

Catherine Candelier
catherine.candelier@free.fr
Luc Blanchard luc.blanchard@free.fr
Josefina Cuadra josefina.cuadra@sfr.fr
http://sevres.eelv.fr/
contact groupe local :
carole.wessel@orange.fr

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