Théo Arnaud : un directeur de travaux en période de confinement !

« Le chantier après l’éboulement sur les voies SNCF a démarré début février. Après un arrêt dû au confinement, le redémarrage du chantier a été demandé par le ministère des Transports et la SNCF. Le 20 mars, nous étions classés chantier prioritaire et nous étions le premier chantier à reprendre ses activités en France.

Pour y arriver, notre entreprise, NGE, a planché sur une procédure décrivant les modalités d’intervention pour être dans les clous vis-à-vis du risque sanitaire. En premier lieu, le travail était organisé sur la base du volontariat. Nous sommes passés de 25 à 12 personnes en production avec une personne, une tâche, un outil. La désinfection de la base vie est réalisée 3 fois par jour, chaque personne est seule dans sa voiture, et nous sommes confinés dans notre chambre individuelle dès le retour à l’hôtel, dont nous sommes les seuls occupants. Les repas sont fournis et nous avons pour consigne de manger dans notre chambre. Alors inutile de vous dire que même si nous travaillons 60 heures par semaine, 6 jours sur 7 et que nous ne retournons pas chez nous durant toute la durée du confinement, la journée la plus difficile reste le dimanche où nous sommes confinés dans notre chambre tout seul ! » confie le jeune directeur de travaux de 24 ans. La SNCF prévoit de remettre les trains en circulation courant mai et le calendrier est serré. Comme l’équipe est deux fois moins nombreuse, elle travaille deux fois plus. Malgré les aléas des approvisionnements, le timing est respecté. « Alors, on prend aussi un peu pour nous les applaudissements de 20 h. » confie Théo Arnaud en porte-parole de tous ses compagnons de mission.
 CM

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