Les Sévriens dans la Grande Guerre

Du 12 avril au 12 mai 2018 – Hôtel de ville – Mezzanine – 54, Gr­an­de-Rue.
En partenariat avec les archives de Sèvres et des Hauts-de-Seine, du musée des Années 30 de Boulogne-Billancourt et du musée Sèvres – Cité de la céramique, découvrez objets et documents d’archives.


Les années de paix qui suivent la guerre de 1870 permettent à la ville de Sèvres, qui vient de vivre l’une des périodes les plus tragiques de son histoire, de se rétablir et de se développer. La ville compte 9 465 habitants en 1911. Elle est particulièrement bien desservie en transports : ligne de train Issy-Plaine à Puteaux, lignes de Paris-Montparnasse et de Paris Saint-Lazare, tramway du Louvre à Sèvres. Les activités industrielles sont diversifiées : capsulerie, brasserie, blanchisseries et autres fabriques sont présentes dans cette ville à l’activité portuaire importante.

La déclaration de guerre

L’Europe est alors articulée autour de deux axes : la Triple Entente (Grande-Bretagne, France et Russie) et la Triple Alliance (Allemagne, Autriche-Hongrie et Italie dans un premier temps). Le 28 juin à Sarajevo, capitale de la Bosnie-Herzégovine, l’héritier du trône, l’archiduc François-Ferdinand, et sa femme sont assassinés par un nationaliste serbe, Gavrilo Princip. L’Europe est sous le choc ; les cercles diplomatiques s’activent avec un seul objectif : éviter la guerre. Mais l’Autriche-Hongrie, soutenue par l’Allemagne, adresse un ultimatum à Belgrade et exige qu’une enquête sur cet assassinat soit menée par la police austro-hongroise en Serbie. Face au refus de la Serbie, l’Autriche-Hongrie lui déclare la guerre le 28 juillet. Le jeu des alliances se met alors en place, faisant entrer un à un les pays dans cette guerre qui devient rapidement mondiale. La Russie, alliée de la Serbie, mobilise à son tour son armée. Elle est rapidement suivie par les autres pays européens. Nombreux sont ceux qui pensent que la guerre peut encore être évitée par une médiation diplomatique. D’importantes manifestations pacifistes ont lieu dans plusieurs pays européens et des hommes politiques comme Jean Jaurès, député socialiste favorable à la réconciliation franco-allemande, œuvrent activement pour la paix. Un événement va précipiter le cours de l’Histoire : le 31 juillet 1914, Jean Jaurès est assassiné au Café du Croissant à Paris par un nationaliste français, Raoul Villain. Le 19 juillet, ce dernier accompagnait l’abbé Calvet à une kermesse organisée à Sèvres et passait 3 heures au stand de tir.

La mobilisation

Le maire de Sèvres, Henri Ganet, applique les mesures administratives prévues en cas de mobilisation. Les affiches de mobilisation sont ainsi placardées partout dans la ville. Le 2 août, la cloche de l’Église sonne le tocsin pour répandre la nouvelle. Les affiches d’ordre de réquisition sont apposées à côté des affiches de mobilisation. Les réquisitions permettent à l’armée de trouver ses ressources en les prélevant sur la population. Enthousiastes ou résignés, les Sévriens rejoignent les casernes en pensant partir pour un été…
Pour en savoir plus, venez découvrir cette exposition exceptionnelle.

Vernissage jeudi 12 avril à partir de 19 h
La Mezzanine, Hôtel de ville, 54, Grande-Rue, 01 41 14 10 10.

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