Sèvres au fil de l’eau

Yann, Michel et Didier sont des puits de connaissance que rien ne tarit. Ils ont apporté leur rigueur, leur savoir et leur temps pour réaliser la carte de l’eau qui permettra à chacun de prendre conscience de cette richesse qui coule sur le territoire communal.


« Suivre et découvrir les points d’eau constitue une autre façon de découvrir la ville » débute Didier Lepère, jeune retraité, ancien chercheur en physique et dont la curiosité n’a d’égale que sa rigueur. C’était l’objectif annoncé des balades thématiques organisées tous les deux ans, par l’association présidée par Yann Fradin, Espaces. Cinq groupes partent de Versailles, Ville d’Avray, Chaville, Meudon et Sèvres en suivant le ru de Marivel et ses affluents de leurs sources jusqu’à la Seine. Michel Schneider, président de la Société d’Archéologique et d’Histoire de Sèvres, guide le groupe sur Sèvres et regorge de détails historiques pour son auditoire attentif.

« L’eau a profondément marqué la vie et l’évolution de notre ville » souligne Didier sous l’oeil approbateur de ses compagnons. « En effet, dès le Moyen-Âge, Sèvres a connu la prospérité grâce au ru de Marivel et ses nombreux affluents qui permettaient le fonctionnement de moulins à eau. Plus tard grâce à cette eau courante, Sèvres a profité de l’installation de la manufacture de porcelaine, des blanchisseries et plus tard encore des brasseries. Trois productions qui nécessitaient d’importantes quantités d’eau et qui vont assurer le développement économique de la ville. » explique Michel Schneider.
Afin qu’un plus grand nombre profite de leurs connaissances, l’idée est née d’une carte rassemblant les éléments historiques marquants, une iconographie choisie, et un parcours exhaustif listant les sources, puits et fontaines sur Sèvres. « Le conseil sévrien du développement durable avait commencé à travailler dessus il y a quelques années. » précise Yann Fradin tandis que Didier Lepère détaille sa mission « J’ai dû analyser près de 600 documents dont certains datent de novembre 1940, réalisés à la demande des Allemands (recensement des puits, sources, fontaines). Ensuite, une vérification sur le terrain était indispensable afin de confirmer les informations, l’accessibilité des points et noter leur positionnement GPS ».

Avec une diffusion de la carte la plus large possible, le trio souhaite donner une impulsion collective afin de redécouvrir et exploiter au mieux cette richesse souterraine. « Le ru n’est pas une nuisance, il constitue une véritable richesse pour la ville qui doit le redécouvrir et se le réapproprier » martèle Yann Fradin qui souhaite harmoniser l’infrastructure verte avec l’infrastructure grise, convaincu que l’eau contribue à l’amélioration du bien être de tous.

Un reportage vidéo sera disponible sur www.sevres.fr à compter du 23 mars.

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