Ornithologie : recenser nos oiseaux

Exposition du samedi 13 avril au samedi 11 mai 2019 à l’Hôtel de ville – 54, Grande Rue.
Rencontre avec les oiseaux samedi 13 avril 2019 à 9 h à la grille de la rue de la Porte du Parc.
Environ 30 % des oiseaux ont disparu des campagnes ces vingt dernières années, selon les observations du CNRS et du Muséum d’histoire naturelle. La Ville a souhaité dresser un état de ses populations d’oiseaux.


En 1989, le Muséum national d’histoire naturelle initie un vaste programme, le Suivi temporel des oiseaux communs (Stoc) sur tout le territoire français. Deux fois par an, au printemps, plusieurs centaines d’ornithologues bénévoles recensent les oiseaux qu’ils voient et entendent au petit matin dans des aires de 4 kilomètres carrés situées en ville, en forêt ou à la campagne. 175 espèces d’oiseaux communs sont inventoriées dans tous les milieux.
Les dernières données de ces programmes de recherche sont catastrophiques : de nombreuses espèces d’oiseaux sont en déclin dans tous les milieux, et clairement en chute libre dans le milieu agricole.

Les pesticides pointés du doigt. Le programme Stoc révèle ainsi que les oiseaux communs des milieux agricoles ont perdu 33 % de leurs effectifs depuis 2001. Les raisons de ce déclin sont à chercher du côté de l’intensification de l’agriculture, les paysages devenant toujours plus homogènes et toujours aussi massivement arrosés de pesticides, malgré le plan Écophyto qui vise à réduire de moitié leur utilisation en France d’ici à 2020. Qu’en est-il à Sèvres où les pesticides ont été abandonnés depuis 2007 ?
La Ville a confié à Jean-Pierre Thauvin, ornithologue, membre de l’association des naturalistes des Yvelines, le soin de procéder à un premier inventaire des oiseaux présents à Sèvres. Huit points d’écoute ont été définis. Ils sont toujours les mêmes chaque mois et quelle que soit la météorologie. Selon le protocole préconisé par le Muséum national d’histoire naturelle, la durée au point d’écoute est fixée à 10 minutes. L’expérience tirée de ce protocole a démontré qu’au bout de ces dix minutes, on avait pratiquement eu contact avec 95 % des espèces. En milieu urbanisé surtout, les espèces sont généralement très bien localisées. Les relevés ont été effectués une fois par mois en avril, mai et juin, le matin entre 8 h et 10 h. Durant le printemps 2018, les températures relevées entre matin et soir ont subi des écarts assez importants. On remarque un faible nombre d’oiseaux migrateurs de retour d’Afrique. Ils ont été retardés durant le long voyage de retour vers leurs sites habituels de reproduction.

Les premiers résultats

Ce sont 36 espèces que Jean-Pierre Thauvin a pu contacter durant cette première année d’investigation. D’autres espèces auraient peut-être pu être identifiées mais le protocole d’observation étant ce qu’il est, il n’a pas la prétention de tout inventorier. Pour relativiser les irrégularités météorologiques – la liste des oiseaux contactés ne reflètant que les espèces présentes à un moment donné et pour un lieu considéré – un bilan plus définitif pourra être tiré au bout des trois années d’observation. Quoi qu’il en soit, avec un minimum de 36 espèces différentes contactées et dans l’état actuel de la biodiversité mondiale, particulièrement des oiseaux, l’avifaune sévrienne est en bonne santé.

Exposition

Des oiseaux à Sèvres
Du samedi 13 avril au samedi 11 mai à l’Hôtel de ville – 54, Grande Rue.

Ecoutons chanter les oiseaux

Rendez-vous avec Jean-Pierre Thauvin, samedi 13 avril à 9 h à la grille de la rue de la Porte du Parc.
Apportez vos meilleures oreilles pour écouter la nature du Parc de St-Cloud !

Pour plus d’information

https://lejournal.cnrs.fr/articles/ou-sont-passes-les-oiseaux-des-champs
 https://www.oiseauxdesjardins.fr/

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