Mutualisation de services municipaux : quand l’union fait la force

Atrium-Sel

Chaville, Marnes-la-Coquette, Sèvres et Ville-d’Avray ont engagé une réflexion sur la mutualisation de certains services municipaux avec, comme objectif, la taille critique et les économies d’échelle.


La baisse brutale et importante des dotations que l’État verse aux collectivités locales et l’augmentation exponentielle des prélèvements effectués en faveur des collectivités dites défavorisées sur les ressources de la Communauté d’agglomération Grand Paris Seine Ouest et sur celles des communes membres, aboutissent à une diminution des budgets de fonctionnement de l’ordre de 10%.

Imaginer des solutions. Ces circonstances obligent à imaginer des solutions pour diminuer les coûts de gestion des services municipaux. Le recours à des augmentations d’impôts n’est pas la solution dans un contexte de pression fiscale devenue insupportable. Il faut aussi donner une taille critique à ces services dans la perspective de la mise en place, le 1er janvier 2016, de la Métropole du Grand Paris. Le transfert de certaines compétences des communes à la Communauté d’agglomération a permis d’anticiper partiellement cette réduction des moyens des collectivités locales.

Un bassin de population assez homogène. À présent, il convient d’aller plus loin en ce qui concerne des services qui ne font pas partie des compétences de la Communauté d’agglomération. La mutualisation de la gestion de services est une forme d’intercommunalisation qui peut s’organiser entre communes proches géographiquement et démographiquement. Nos quatre villes constituent depuis longtemps un bassin de vie et de population assez homogène. Ainsi, les élus et les responsables de Chaville, Marnes-la-Coquette, Sèvres et Ville-d’Avray se sont-ils rencontrés au cours des dernières semaines pour recenser les services dont la mutualisation, à court et moyen terme, pouvait engendrer des gains de productivité et le maintien de la qualité de services aux habitants.

Réunir trois établissements culturels. La réflexion avait déjà été engagée pour le secteur culturel, les trois communes disposant chacune de locaux dédiés aux activités culturelles : le SEL à Sèvres, l’Atrium à Chaville et le Colombier à Ville-d’Avray. Au cours de ces trois dernières années, billetterie, programmation et communication étaient déjà communes à l’Atrium et au Sel. L’ouverture, à la fin de 2016, de la Cité de la Musique sur l’île Seguin implique aujourd’hui une redéfinition de notre offre culturelle. Dès l’ouverture de la saison 2015-2016, les trois établissements bénéficieront d’une gestion unique, organisant la complémentarité dans le cadre d’un Établissement public de coopération culturelle.

D’autres pistes ouvertes. À l’horizon 2016, la mutualisation devrait pouvoir s’exercer dans les domaines des archives municipales, de l’action sociale, en coopération avec le conseil général, de l’informatique,  et des centres techniques municipaux. Les études sont initiées pour certains d’entre eux ou vont l’être prochainement. L’appui de la communauté d’agglomération sera précieux pour la réussite de ces projets, en particulier pour leur volet numérique, lorsqu’il est utile.

Les quatre villes forment un ensemble de 55 000 habitants. Une taille critique pour le développement intelligent et maîtrisé de certains services qui permet à chacune de nos communes de conserver son esprit et sa personnalité.


Est-il bien raisonnable que Sèvres, Chaville, Ville d’Avray ou Marnes-la-Coquette disposent séparément de services informatiques, de techniciens, d’archivistes ? Certains des services de nos mairies peuvent être organisés à un niveau intercommunal. Réalistes, nos quatre villes ont décidé de se lancer résolument dans une démarche de mutualisation de leurs services : en ces temps de disette budgétaire, tout partage effectif des coûts doit être privilégié. Ne pas l’entreprendre serait une faute.

Grégoire de La Roncière
Maire de Sèvres


Nos huit communes de Grand Paris Seine Ouest ont appris à bien travailler ensemble. Il est clair que la communauté exerce dans de meilleures conditions d’efficacité et à moindre coût les compétences que nos villes lui ont transférées.
La difficulté des temps que nous vivons nous pousse à aller plus loin. Avec le même souci de faire mieux pour moins cher, nous voulons maintenant partager également certains des moyens que mobilise chacune de nos communes au service des compétences qu’elle continue à exercer. A ce titre, nous avons décidé d’engager un effort particulier, par exemple dans les domaines de l’action sociale ou de la culture, au niveau de nos quatre villes, déjà très proches, de Sèvres, Chaville, Marnes et Ville d’Avray.

Denis Badré
Maire de Ville-d’Avray


Nos quatre villes sont unies par la géographie, l’histoire et leur appartenance à Grand Paris Seine Ouest, dont elles constituent le poumon vert. La qualité de vie qu’y trouvent nos concitoyens est enviée. Nous devrons la sauvegarder sans accroître nos charges donc notre fiscalité. C’est un de nos engagements de campagne de prendre cette voie de la mutualisation. Elle nous est permise aujourd’hui par une volonté commune mais aussi par la qualité de la gestion de nos quatre villes.

Jean-Jacques Guillet
Député-maire de Chaville


Marnes-la-Coquette n’a intégré Grand Paris Seine Ouest que depuis le 1er janvier 2014, mais il est vrai que, pour notre très petite commune, les enjeux de la mutualisation sont importants. Sur le plan financier tout d’abord afin de  générer des économies sur les services proposés mais aussi par la mise à disposition et le partage de compétences que nous n’avons pas. Dans un contexte économique de plus en plus difficile pour les communes, la mutualisation est une des voies à suivre pour éviter d’accroître le poids de la fiscalité pour nos administrés.

Christiane Barody-Weiss
Maire de Marnes-la-Coquette

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