Tribune libre

Groupe de la majorité municipale - Novembre 2017

Sèvres, ville de mixité sociale où il fait bon vivre
Sèvres est la cinquième ville d’Île-de-France et la deuxième des Hauts-de-Seine d’après une enquête publiée par Le Parisien sur l’ensemble des trois-cent-quatre-vingt-cinq communes de plus de cinq milles habitants de la région parisienne. Sept critères étaient passés au crible pour ce baromètre : les transports, l’environnement, le coût de la vie, le commerce et les services publics, l’éducation, la santé et les sports et loisirs.
La majorité se réjouit de ce bon résultat. Au-delà de ces sept critères retenus, la majorité se mobilise également pour un huitième critère, tout aussi important : celui de la mixité sociale. Sèvres compte 23,74% de logements sociaux à ce jour. Elle en comptera 25% d’ici à la fin du mandat, soit le niveau exigé de par la loi d’ici à 2025.  La réhabilitation de ce patrimoine important de 2 345 logements sociaux nous tient à cœur. C’est ainsi que 587 logements sociaux ont été réhabilités depuis le début du mandat ou le seront d’ici à fin 2018. La signature du contrat de proximité entre la ville et l’office départemental des Hauts-de-Seine (22 % du parc de logements sociaux sur la ville) poursuit le même objectif : garantir un travail de terrain pour la qualité du cadre de vie des résidents et l’amélioration du patrimoine bâti. De même, la ville s’apprête-t-elle à signer une convention de partenariat avec le bailleur social Immobilière 3F (41 % du parc de logements sociaux sur la ville à ce jour).
Pour marquer l’importance politique que la majorité porte à ce sujet, la municipalité s’est restructurée et une nouvelle « adjointe déléguée au logement social et aux relations avec les bailleurs sociaux » a été élue. Conseillère déléguée auparavant, elle avait abattu un travail remarquable sur son champ de délégation.

20 élus indépendants, 11 élus membres de LR, d’En Marche, de l’UDI ou du Modem


Groupe des élus socialistes - Novembre 2017

Crises à Sèvres
Si des dissensions peuvent survenir au sein d’une équipe municipale, il est rare que celles-ci dégénèrent à un point tel que l’on demande au Conseil de destituer un de ses membres de sa qualité d’adjoint. C’est pourtant ce qui s’est passé le 28 septembre, lorsque le Maire a fait destituer son ex adjointe à la culture de ses prérogatives d’adjointe et de présidente du SEL. Nous ne sommes pas intervenus dans ce débat, sauf à souhaiter un vote à bulletin secret, que le Maire n’a pas voulu, sans doute pour tenir ses troupes à l’œil.
Lors de l’examen du rapport social de la Ville, nous nous sommes focalisés sur la situation du logement, toujours aussi préoccupante. Les statistiques disponibles indiquent une légère augmentation de la population de Sèvres, mais un fort changement de sa structure : la tranche plus de 60 ans augmente très fortement, (+950 personnes) alors que la tranche 15-44 ans perd 700 personnes. Cette évolution est à rapprocher des logements de 2 à 4 pièces disponibles, en mesure d’accueillir cette dernière tranche, et qui ont diminué de 200.
Cette tension touche aussi le logement social : sur 900 demandes en attente, 80 % concernent les logements de 2 à 4 pièces. Ces données doivent être intégrées dans la politique de la ville pour favoriser ces types de biens dans les constructions et réhabilitations à venir.
Dans le logement social, l’État devrait donner les moyens d’encourager la rotation du parc, notamment en rapprochant les loyers de ceux du secteur libre pour les personnes ayant vu leurs revenus s’accroître et sortir des critères sociaux.
Enfin, nous avons abordé l’impact de la fin éventuelle des emplois aidés. Celle-ci toucherait cinq personnes employées directement ou indirectement par la ville et pourrait coûter jusque 100 000 euros.

Frédéric Durdux, fdurdux@gmail.com, Anne Marie de Longevialle-Moulai, am.delongevialle@wanadoo.fr

Vous avez dit Rififi ?
Le dernier conseil municipal a été le théâtre d’une destitution, sous un motif de pure forme. Il s’agit d’un prétexte, personne n’en est dupe, et l’un des adjoints délégués (le premier des transfuges de la liste « légitimiste » battue puis ralliée) a vendu la mèche en défendant avec une ardeur frisant le panégyrique… le maire et ses projets « admirables » pour le centre-ville.
Quel rapport ? L’affectation du produit de la vente de la SEMI à ces projets. Nous avons ici défendu son affectation à une dépense sociale, et renvoyons les Sévriens au compte rendu du conseil municipal du 9 mars pour la position de l’adjointe déchue.
Destituer pour des motifs de pure forme ? On peut critiquer, mais pas condamner, tant que justement la forme est respectée… et cela vaut mieux que du rififi en coulisse.

Vincent Delacour, vincent.delacour@sevres.fr


Conseillère EELV - Novembre 2017

Vous avez demandé un logement ?
Au rythme actuel de la libération de logements sociaux à Sèvres, il faudra 12 ans pour reloger les plus de mille Sévriens en attente. Certains d’entre vous ont déposé leur dossier en 2005 et attendent toujours. En 2016, 10 % de demandes supplémentaires ont été enregistrées, témoignant de réelles difficultés de mal logement dans notre ville. La résolution du manque de logements accessibles au plus grand nombre n’est pas la priorité de la majorité municipale. En gelant dans le plan local d’urbanisme la possibilité de construire et de densifier intelligemment, elle a aggravé la situation. Chaque année, la ville paie 50 000 euros d’amende pour cause de non-respect de la loi SRU (25 % de logements sociaux). Vous l’aurez compris, si vous êtes demandeur de logement, armez-vous de patience.

Catherine Candelier, Conseillère municipale
catherine.candelier@free.fr
http://sevres.eelv.fr/
Contact groupe local : carole.wessel@orange.fr


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