Tribune libre

Tribune de la majorité - Décembre 2018

Impôts stables, dotations en baisse, vidéoprotection
Alors qu’il était annoncé aux Français qu’en 2018, 30 % de la taxe d’habitation seraient supprimés, beaucoup de contribuables se sont étonnés d’une augmentation de leur taxe. Selon « Le Figaro », 6 000 communes ont augmenté leur taxe d’habitation, près d’une sur six. Que les choses soient claires : ce n’est pas le cas de Sèvres. Pas plus que l’année dernière, la majorité n’a voté de hausse des impôts cette année. Les taux d’imposition locaux n’ont pas bougé. Le Parlement a, quant à lui, voté une revalorisation des bases cadastrales de 1,24%. Si des évolutions ont pu être constatées, il s’agit donc de situation particulière à voir avec le service des impôts de Sèvres, 8, avenue de l’Europe. Si nos impôts locaux sont stables, il n’en est pas de même de la dette de la ville. Celle-ci a fondu de 45 % depuis le début du mandat. Elle est passée de 18 694 000 euros en 2014 à 10 388 000 euros en cette fin d’année 2018.
En 2010, lorsque l’État a décidé de la suppression de la taxe professionnelle perçue par les communes, il leur a promis une compensation à l’euro près via un fonds de dotation spécifique. En octobre 2018, constatant que l’État voulait brusquement baisser la dotation promise pour certaines collectivités locales dont Sèvres, la ville a entrepris une action en justice contre l’État. Sentant sans doute la fragilité juridique de sa position, le ministre des Comptes publics a fait depuis marche arrière. Cette dotation particulière sera finalement maintenue à son niveau d’origine. Il n’en est pas de même pour notre dotation globale de fonctionnement (nouvelle baisse de 6,5 % cette année, soit 160 000 euros).
De 2019 à 2021, la ville sera dotée par GPSO de 21 caméras de vidéoprotection en vue d’aider à l’élucidation de délits constatés dans l’espace public. L’opposition s’en est émue au cours du débat organisé sur ce point lors du conseil municipal du 18 octobre dernier. La majorité regrette cette posture. Fortifier la justice est un devoir démocratique. On peut être pour la protection de l’environnement et, en même temps, vouloir contribuer au plein succès des enquêtes judiciaires sur notre territoire. Telle est notre position.
Les élus de la majorité municipale
(non-inscrits ou membres de LR, de LREM, de l’UDI ou du Modem)


Tribunes de l’opposition - Décembre 2018

Privatisations des biens publics, projets pour l’Europe
Avec la privatisation des aéroports de Paris, le gouvernement fait la même erreur que N. Sarkozy qui avait privatisé les autoroutes, créant «une rente autoroutière » comme l’a ensuite qualifié l’Autorité de la Concurrence.
ADP concentre des enjeux économiques, sécuritaires et d’aménagement qui en font un des actifs stratégiques de l’Etat. Les plateformes d’ADP sont en effet des infrastructures dans lesquelles le contrôle des passagers et des marchandises constitue un enjeu de sécurité nationale. Parmi ces plates-formes ADP, l’héliport de Paris, à Issy les Moulineaux. Les Sévriens connaissent les nuisances que peuvent engendrer les vols d’hélicoptères.
À l’heure de la transition écologique, la puissance publique est la plus apte à prendre en compte les enjeux environnementaux et publics liés aux transports.Les arguments économiques avancés pour justifier la privatisation d’ADP sont par ailleurs peu convaincants : ADP est une entreprise performante qui en 10 ans a généré 2 milliards d’euros de dividendes pour ses actionnaires, dont l’Etat… la promesse d’une nouvelle « rente aéroportuaire » ?
Faut-il vraiment confier à des acteurs privés la gestion de biens public, porteurs de tant d’enjeux ? Un parallèle peut être fait avec la Sécu et les mutuelles au rôle toujours croissant. Rappelons le glissement opéré au fil des années, des mutuelles de santé aux mutuelles d’assurance, et aux offres « santé » des compagnies d’assurance, aux coûts de gestion plus élevés. Une rente de l’assurance santé ?
Les Sévriens, sont concernés comme tous les Français. Ils pourront s’exprimer prochainement sur leurs projets pour l’Europe. Nous serons présents dans ce débat.
Nous présentons à chacun nos meilleurs vœux pour ces fêtes, que cela soit une occasion de créer du lien social et familial en pensant aussi à ceux qui restent seuls en ces périodes.

Vincent Delacour,
vincent.delacour@sevres.fr
Anne Marie de Longevialle-Moulai, am.delongevialle@sevres.fr

Vidéoprotection ou vidéosurveillance ?
Nous avons appris, lors du dernier conseil municipal, que GPSO, sur demande du maire, a décidé d’implanter 21 caméras vidéo sur la commune de Sèvres. Il s’agissait d’une communication, c’est-à-dire d’une simple information, sans débat et sans vote. Les lecteurs du Sévrien ont été eux informés par le biais d’un articulet. En conseil, le maire a expliqué que les images ne seront pas traitées dans un centre de surveillance, qu’elles devraient être supprimées au bout d’un mois, mais qu’elles pourront être visionnées dans le cadre d’une réquisition judiciaire en cas de délit ou de crime. Tout semble sous contrôle, et pourtant…
Les écologistes ne sont pas partisans de l’installation de caméras de surveillance de l’espace public. Nous préférerons toujours des dispositifs qui privilégient la prévention et misent sur l’humain. Nous nous méfions également des systèmes qui sont susceptibles d’épier nos moindres faits et gestes. Bien sûr, on nous dit qu’il n’y aura personne derrière les écrans. C’est également ce qui a été dit aux élus de Paulhan, dans l’Hérault, mais très rapidement des écrans ont été installés dans les locaux de la police municipale. Le maire, un de ses adjoints et bien sûr la police municipale y ont accès et peuvent visionner les prises de vue en direct ou en différé. La promesse d’images accessibles seulement sur réquisition de l’autorité judiciaire a fait long feu.
Si l’utilisation de la vidéosurveillance peut éventuellement permettre d’identifier les auteurs de délits, il est clairement établi que son impact n’est que faible voire nul sur la délinquance. Comment sera évaluée la pertinence de l’installation de ces caméras à Sèvres ?
GPSO s’apprête à consacrer plus de 2 millions d’euros à ce dispositif. Ne fallait-il pas demander aux habitant-es leur opinion sur ce dossier ? Un sujet pour les prochaines municipales ?

Catherine Candelier
catherine.candelier@free.fr
Luc Blanchard luc.blanchard@free.fr
http://sevres.eelv.fr/
contact groupe local :
carole.wessel@orange.fr


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