Tribune libre

Tribune de la majorité - Décembre 2019

Mise au point
Depuis le mois d’octobre, à l’instigation du syndicat Sud PTT, des manifestations ont lieu devant l’hôtel de ville et, dernièrement, devant le marché, pour demander la régularisation de travailleurs sans papiers. Le mouvement de contestation touche l’entreprise privée de nettoyage CPN dont la Ville est cliente. La Ville a reçu à plusieurs reprises les différentes parties de ce conflit social. Les contrôles que la Ville a effectués, conformément à la loi, sur l’entreprise n’ont pas révélé la présence d’employés étrangers sans autorisation de séjour valable. En octobre, ne constatant rien d’anormal par ses propres moyens, la mairie a saisi la direction régionale du travail, compétente pour contrôler l’application des règles en droit du travail. La mairie a également saisi son Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) pour qu’il examine les conditions de travail des employés de l’entreprise nettoyant nos bâtiments. Fin octobre, un accord interne à l’entreprise a été trouvé. Il a alors été révélé que des employés de cette société avaient utilisé des identités d’emprunt ou des faux papiers. L’entreprise nous assure avoir découvert ces situations qu’à ce moment. Elle a aussitôt constitué les dossiers de demande de régularisation des personnes concernées et s’est engagée à les embaucher dès qu’elles auront obtenu des papiers.
Pour autant, le syndicat Sud PTT exige que la ville embauche « d’anciens » salariés sans-papiers de la société ! La Ville ne souhaite en aucune façon être partie prenante de ce nouveau conflit entre un employeur et ses anciens employés. En revanche, elle déplore les manifestations qui se tiennent sur son territoire alors même que le siège de CPN est à Gennevilliers. Sa position est simple : toute entreprise travaillant sciemment avec des travailleurs sans-papiers doit être durement sanctionnée, le trafic de cartes de séjour également. Dans ce contexte, elle demande à l’État de faire respecter la loi. Enfin, la mairie va imposer à l’entreprise de nouvelles procédures d’embauche et de suivi afin de prévenir de telles situations.

Les élus de la majorité municipale (non-inscrits ou membres de LR, de LREM, de l’UDI ou du Modem)


Tribunes de l’opposition

Sèvres riche de ses associations
15 millions de bénévoles en France, à Sèvres des centaines. Beaucoup de sévrien.es s’engagent en donnant du temps ou des moyens dans des associations culturelles, sportives, caritatives… Après le grand débat, le président a promis un plan pour les associations après les avoir pénalisées en supprimant des emplois aidés. Le secrétaire d’État a applaudi les associations pour les coûts qu’elles « évitent » à l’État. C’est une vision assez cynique. Le mouvement associatif attend des mesures de l’État mais les associations ont aussi besoin d’aides locales. Dans le budget 2019 la ville a baissé les concours aux associations de 20000€ !
Les associations créent du lien social, la solidarité, l’épanouissement sous toutes ses formes. Mais elles ne sont pas là pour compenser la carence des pouvoirs publics, surtout vis-à-vis des personnes en difficulté.
Les jeunes ont tendance à bouder l’engagement politique classique mais ils sont de plus en plus nombreux à s’impliquer dans la vie associative de la cité, donc dans la politique au vrai sens du terme. Leur engagement prend souvent une autre forme que celle de leurs aînés. L’environnement est leur première cause mobilisatrice. Ils veulent du concret, militent aussi sur internet, souhaitent une société plus solidaire, plus bienveillante et ouverte aux différences. Ils demandent d’autres formes d’expression politiques. Répondons-y.
Bonnes fêtes de fin d’année.

Anne-Marie de Longevialle Moulaï
am.delongevialle@wanadoo.fr
https://partisocialiste-sevres.org

Le pauvre plan climat de GPSO
Le changement climatique est une question majeure qu’il est indispensable de traiter également à une échelle intercommunale. Notre territoire, Grand Paris Seine Ouest (GPSO), qui regroupe 8 communes et 300 000 habitants, s’est doté d’un Plan climat énergie territorial en 2011. Son premier objectif était de faire baisser les émissions de gaz à effet de serre pour limiter le réchauffement annoncé.
Huit ans plus tard l’objectif a-t-il été atteint ? Non. GPSO est parvenu à stabiliser ses émissions, mais pas plus. Il faudrait faire encore beaucoup pour parvenir à diviser par quatre nos rejets, comme la France s’y est engagée. Personne n’analyse cette contre-performance, les « communicants » de GPSO préfèrent afficher que notre territoire émet 1,7 fois moins de gaz à effet de serre que les autres territoires du Grand Paris. Un niveau étonnant au regard du peu de résultats des actions engagées et qui ne résiste pas à l’analyse ! En réalité, GPSO, à la différence des autres territoires de la métropole, ne prend pas en compte dans son bilan les échanges (transport de personnes, de marchandises ou de services) avec les autres communes. Toute comparaison est fallacieuse si les mêmes bases ne sont pas utilisées.
Le nouveau plan climat de GPSO (2019 – 2025) affiche, lui aussi, des objectifs ambitieux, comme la réduction de 40 % des gaz à effet de serre à l’horizon 2030. Compte tenu des piètres résultats antérieurs, on était en droit d’attendre une impressionnante batterie de mesures, une sorte de plan Marshall pour le climat. Eh bien non ! Les mêmes mesurettes sont reconduites : subvention aux vélos à assistance électrique, installation de composteurs, perfectionnement du tri sélectif... De bonnes actions, mais qui ne prennent pas la mesure de l’urgence climatique. Il faudrait investir massivement dans l’isolation thermique des bâtiments, favoriser les transports en commun et les circulations douces, renforcer la nature en ville...

Catherine Candelier
catherine.candelier@free.fr
Luc Blanchard luc.blanchard@free.fr
Josefina Cuadra josefina.cuadra@sfr.fr
http://sevres.eelv.fr/
contact groupe local :
carwesg@gmail.com


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