Gunwood : le blues de Sèvres

À l’affiche des Aiguilleurs le 1er juillet, que de chemin parcouru par Gunwood depuis 2013 ! Leur nouvel opus, Traveling Soul, est à ne pas rater.


Les premières bio de Neil Young ou des Black Keys envoyées aux journalistes ont dû commencer comme celle de Gunwood : « Ils aimaient tellement la musique qu’il fallait qu’ils en fissent ». Gunnar Ellwanger (guitares, voix lead), Joao Francisco « Jeff » Preto (basse, harmonica, banjo, percussions, voix) et David Jarry Lacombe (batterie, claviers, voix) peuvent parler et vibrer musique pendant des heures. En 2013, Gunnar  se retrouve au studio 111 aux Bruyères, mis à disposition de la Sum par la ville. Il y rencontre David et Jeff. Gunwood va naître. Le trio fait un retour aux sources : le blues. Un blues moderne, rugueux là où il faut, léger comme un voyage permanent. En 2015, apparaît un premier EP  suivi d’une tournée en Allemagne, pays où Gunnar a passé son enfance. Si bluegrass, folk ou blues constituent la base de leurs influences, les trois garçons ne se sont pas privés d’écouter  Rage Against the Machine, Radiohead et bien d’autres…

Pour la sortie de son nouvel album, Traveling Soul, Gunwood a bénéficié du plan d’accompagnement à la professionnalisation des artistes des musiques actuelles (PAPA), mis en place par le conseil départemental des Hauts-de-Seine. En plein mois d’août,  l’album a été enregistré au studio Ferber.

Neil Young, une référence

L’album a été réalisé essentiellement par Gunnar. Attention, se balader dans les douze titres de  Traveling Soul  donne immédiatement le sourire. Les images affluent. On y devine beaucoup  de paysages rêvés et de soleil, on y trouve aussi de belles valeurs simples et humanistes, comme dans Traveling Soul, morceau titre du disque  qui parle du « voyage, quête de soi-même sans fin, recherche interminable d’une vérité, d’un bonheur perdu qu’on ne retrouve jamais, recherche d’une nouvelle ligne de départ ». Si les guitares sonnent toujours justes, la rythmique toujours de bon goût, la diversité de cet album est imparable. Du stonien  I Wanna Betray Myself  au nerveux  Daydreams  aux plus tendres More et Tales, l’album fait voyager dans les musiques qu’aiment les membres du groupe. De leur très vaste culture musicale, un nom émerge, celui de Neil Young, plus celui de Rockin’ in the Free World  que celui de Harvest. Quand on leur demande quel serait leur rêve absolu, après un silence réglementaire, la réponse fuse : « Que Neil Young reprenne un jour un titre de Gunwood ». Joli challenge, les gars. À vous de jouer !

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