Exposition de groupe Burlesque

Du 6 décembre 2018 au 5 janvier 2019 – Hôtel de ville – Mezzanine – 54, Gr­an­de-Rue.
La Mezzanine de l’Hôtel de ville de Sèvres accueille une nouvelle exposition de groupe organisée par La Sévrienne des Arts, intitulée « Burlesque. »
Vernissage jeudi 6 décembre à partir de 18h30.

Cette exposition réunit cinq artistes qui mettent au centre de leur création « hors normes », des personnages fantasmagoriques liés au théâtre : Jean-Michel Chesne, Joël Crespin, Daniel Livartowski, Jean-Nicolas Reinert et Jean-François Veillard.

Jean-Michel Chesne crée depuis plus de 35 ans. Vers 2008, il s’oriente vers des dessins qu’il appelle lui-même « dentelles ». Cette série est née de la rencontre fortuite avec un stylo à l’encre blanche, dont il explore sans fin les possibilités sur des fonds d’encre de Chine noire, faisant naître par un jeu d’emboîtements successifs, un bestiaire et un peuple de personnages aux allures primitives raffinées.

Joël Crespin peint la théatralisation du monde telle qu’elle se dessine dans les moindres traits de ses acteurs. On pourrait ranger son œuvre du côté du mouvement Cobra, ce groupe païen, panthéiste et dyonisiaque qui, de 1948 à 1951, s’était donné pour mission de remettre un peu de chair dans l’art.

Daniel Livartowski éclaire les travers de ses bonnes femmes échevelées, il montre la famille qui se serre dans d’indispensables réunions, il transforme l’homme de hasard de départ en un vulgaire porte-manteau. Son théâtre se fait à huit clos et ses acteurs viennent saluer sur le bord de la scène. Vu de bas en haut, comme s’il nous fallait lever le nez pour les regarder….
Jean-Nicolas Reinert créé des personnages qui sont autant d’états d’âme, transcrits dans la terre, de ce qui se passe dans sa vie. C’est cette intime relation entre mémoire visuelle et création qui fait de Jean-Nicolas Reinert un artiste expressionniste.

Jean-François Veillard imagine des personnages fantasques d’aujourd’hui se mêlant à des créatures surréalistes issues des fables et légendes d’hier. Un joyeux équilibre dense à lectures multiples où la réalité, la fiction et les différents niveaux de récit s’entrechoquent. Les individus sont presque beckettiens, prisonniers de leurs conditions, exposés à la torpeur d’une menace sourde, à la fois drolatique, dramatique.

La Mezzanine
Hôtel de ville, 54, Grande Rue

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