Église Saint-Romain : une rénovation indispensable

Les travaux, soutenus financièrement par le conseil départemental des Hauts-de-Seine, la région Île-de-France et l’État, vont durer deux ans.

L’église Saint-Romain, plus ancien bâtiment de la ville, est un lieu témoin de notre histoire. Elle a en effet traversé les époques depuis le XIIe siècle, un parchemin de 1189 confirmant l’existence du lieu de culte. Les voûtes du collatéral nord de la nef et la base du clocher sont datées de la fin du XIIe siècle. Le XVIIIe siècle fait de la paroisse de Sèvres une « Paroisse Royale ».

À cette même période, l’église est groupée avec le presbytère et le vicariat. Des travaux importants sont engagés pour agrandir les lieux au fil du temps. L’église Saint-Romain se compose aujourd’hui de 5 travées avec bas-côté, prolongées par un chœur comportant une travée droite et une abside. Les interventions ayant pour but de la faire évoluer ou de la restaurer ont joué un rôle sur l’état actuel de l’édifice. Ainsi, de nombreux désordres comme l’apparition de fissures structurelles sur le devers du mur gouttereau de la nef, sont apparus notamment après la dernière campagne de restauration en 1989.

Un bâtiment en très mauvais état. Une étude a été effectuée afin d’obtenir un diagnostic précis de l’existant et présenter un programme de travaux chiffré pour remédier aux différents problèmes. Le constat présente un bâtiment structurellement en très mauvais état, avec une couverture endommagée du fait de l’évolution des nombreuses fissures au niveau du chœur, de la nef et des murs et une déformation des voûtes.

Afin de remédier à tous ces désordres, l’intervention se fait en trois phases. La première concerne la consolidation structurelle et celle des superstructures (nef, chœur, sacristie, suivi des déformations et reprises en sous œuvre si nécessaire). Puis la deuxième phase concerne la restauration du clos et couvert et l’assainissement de l’édifice. Enfin,  la restauration des épidermes et la mise en valeur du bâtiment en 2019 viendront parachever ce chantier, estimé à deux millions d’euros.

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