Daniel Videau : une empreinte sur la ville

Rien ne prédestinait Daniel Videau à devenir, 24 ans durant, maire adjoint en charge de l’Urbanisme à Sèvres. Ces grandes réalisations ont marqué à jamais le visage de la ville. Portrait d’un homme qui, à 95 ans, revient sur son parcours aussi riche que surprenant !


À 95 ans, Daniel Videau a les yeux qui pétillent et le sourire au coin des lèvres. Chez lui, rue du Parc Cheviron, il revient sans nostalgie sur les épisodes marquants de sa vie. «  Par où commencer ? » s’interroge-t-il avec malice. Né à Nantes, Daniel Videau découvre Sèvres grâce à Geneviève, son grand amour, qui lui donnera six enfants. « J’ai suivi une formation pour devenir vétérinaire, et je travaillais en tant que microbiologiste à l’Institut Pasteur. Nous avons acheté un terrain et nous avons fait construire, ma seule expérience urbanistique ! » Il a également créé le Crédit Mutuel de Sèvres en 1975 qu’il a ensuite présidé. En tant qu’élu, l’ancien maire adjoint a su s’entourer des bonnes personnes et apprendre sur le tas. « Je suis rentré au conseil municipal à 42 ans, sous le mandat de Charles Odic. Mais c’est en 1983 que le nouveau maire, Jean Caillonneau, me fait confiance et me confie la délégation de l’Urbanisme. » avoue le senior, encore surpris de cette marque de confiance.

« Ma première opération fut de créer le Sel. Mais au préalable, il a fallu déménager le centre technique municipal aux Bruyères. J’ai été entouré de personnes efficaces, comme Bernard Abeille, alors directeur des services techniques de la ville. Puis, avec Jacques Lebon, un professionnel très compétent, nous avons dirigé la Semi–Sèvres. Elle a permis de mieux maîtriser les opérations immobilières, comme la ZAC Gallardon, ou celle de la Cristallerie. J’ai terminé ma carrière politique avec la construction de la nouvelle école de Brimborion. » ajoute Daniel Videau. Au-delà de ces opérations, il se souvient de l’aménagement de l’escalier menant de la place Gabriel Péri à la rue du Parc Cheviron. « Je l’ai appelé l’escalier de la Fontaine d’amour ! » se souvient-il. « En soirée, des jeunes viennent ici pour discuter et sûrement pour parler d’amour ! Je trouve ça romantique ! »

Après vingt quatre ans de bons et loyaux services, il quitte la politique pour se consacrer à son travail, sa famille, mais aussi à la peinture : une autre grande passion de sa vie. Deux tableaux géants, représentant l’été et l’hiver, habillent depuis les murs de l’école Cheviron. Même si l’urbanisme est désormais loin pour l’ancien maire adjoint, Daniel Videau se plaît à rêver que son empreinte restera dans la ville qui lui doit tant.

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